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QI GONG, art énergétique chinois

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Nei Yang Gong : Qi Gong pour nourrir l’intérieur

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Le Nei Yang Gong est la base du Qi Gong médical contemporain. Il est issu des recherches du professeur Liu Gui Zhen à l’hôpital de Beidaihe (Chine), où se trouve également le Centre national de Qi Gong. Il est pratiqué depuis 1954 dans les hôpitaux chinois. Madame Liu Ya Fei, continue l’oeuvre de son père, et transmet les différentes méthodes du Nei Yang Gong.
En France le Nei Yang Gong est diffusé
par l’institut de Nei Yang Gong.

Le Nei Yang Gong est enseigné à Marseille par Solange Ninnin qui se forme régulièrement directement auprès de Madame Liu Ya Fei à Paris, à Beidaihe.

Nei Yang Gong

-La préparation du Nei Yang Gong encore nommée « Frapper dans la joie »
– La première méthode dynamique est intitulée « méthode pour renforcer et transformer les tendons et les muscles pour faire circuler l’énergie ». Elle est composée de 2 séries de 6 mouvements caractérisés par une forme de respiration différente.
– La deuxième méthode dynamique est intitulée « méthode pour faire circuler l’énergie et favoriser la longévité ». Elle est composée de 2 série de 6 mouvements.
– Le Qi Gong de la femme est une des méthodes du Qi Gong médical, Nei Yang Gong, qui développe le côté Yin de l’énergie vitale féminine, dans la grâce, la force, la souplesse. Cette forme de Qi Gong est préventive pour les problèmes liés aux périodes des règles, à la ménopause, aux maladies gynécologiques et accompagne les femmes dans les différentes étapes spécifiques de leur vie de femme (grossesse, ménopause…)
– Il existe aussi une méthode pour prévenir et soigner les cervicalgies.
- et de nombreuses techniques statiques

Ecoutons Madame Liu Ya Fei, directrice du Centre national de Qi Gong (Beidaihe, Chine) parler du Qi Gong :
« La pratique du Qi Gong est un long chemin qui demande un travail persévérant. ce n’est pas une technique miraculeuse où des phénomènes spectaculaires viennent satisfaire la curiosité. »

« Toutes les méthodes de Qi Gong relient les trois facteurs importants :
1/ Régulariser le corps par les mouvements corporels
2/ Régulariser la respiration par le travail du souffle
3/ Régulariser l’esprit par le travail de l’intention et de la concentration
(…) En général, on commence d’abord par le travail corporel : régulariser le corps qui est le soutien de l’esprit. Il faut d’abord assouplir le corps, chasser les tensions, nettoyer et purifier notre terrain pour que l’énergie et le sang circulent pleinement sans barrières. Puis le travail de la respiration renforce et oriente le mouvement de l’énergie, avant de passer au travail plus profond : régulariser l’esprit.
Les chinois disent « Quand l’énergie circule, le sang s’active, alors les douleurs et les maladies disparaissent ».

« Sans matière (le corps), où peut s’ancrer l’esprit ? Le travail vers la perfection du corps constitue un réceptacle pour l’esprit. Ainsi le corps et l’esprit s’harmonisent dans l’unité. Le microcosme (l’homme) et le macrocosme (l’univers) se correspondent et s’unissent. »

« Nous parlons souvent d’un état de pratique du Qi Gong. Le corps est présent dans sa forme, mais c’est l’esprit du corps qui se manifeste à travers celui-ci. (...) Cet état doit se manifester surtout dans notre quotidien : il devient progressivement une façon d’être. (…) Pratiquer le Qi Gong cultive l’unité ; l’unité d’être. »

LES TROIS TRESORS/SAN BAO

Classé dans : Un peu de théorie — mouvements @

« Dans le ciel il y a trois trésors : le soleil, la lune et les étoiles.
Chez l’homme, il y a trois trésors, Jing, Qi, Shen. »
Concept fondamental taoïste

 JQS

Petit mode d’emploi pour décrypter la calligraphie ci-dessus…
La phrase tout en haut en petits caractères noirs se lit de gauche à droite : Dans le ciel il y a 3 trésors (San Bao) : le soleil, la lune et les étoiles. Chez l’homme il y a 3 trésors.
Les 3 grands idéogrammes en noir au-dessous se lisent de droite à gauche, à l’ancienne façon : Jing Qi Shen Selon la compréhension chinoise, tout l’univers vivant dans sa globalité est Qi. Tout est Qi, seul l’état du Qi est différencié. La vie c’est l’interaction entre les 3 états du Qi Jing/Qi/Shen qui sont inséparables et qi sont désignés comme les 3 trésors (San Bao). On ne peut pas les séparer sinon il n’y a plus de vie (on les sépare mentalement juste pour pouvoir en parler).
Jing c’est l’essence, la dimension visible de la matière, la forme, le corps physique.
Shen c’est l’esprit, la dimension invisible que l’on sent, la conscience, nos fonctions mentales et spirituelles.
Qi c’est le souffle qui anime toutes les fonctions vitales, qui fait le lien entre les la matière et l’esprit, Jing et Shen.Dans le Qi Gong, sur la base du travail corporel, nous harmonisons ensemble ces trois trésors dont nous sommes constitués : l’esprit, le corps et l’énergie.

L’essence
L’idéogramme Jing est composé à droite, en haut de  Sheng/la plante, la jeune pousse qui sort du sol ; en bas  Dan/le cinabre, la substance précieuse née de longues  méditations taoïstes. Qui ensemble deviennent  Qing/la couleur végétale, verdoyante, manifestant la bonne vitalité interne d’un être diffusée jusqu’aux zones les plus externes. A gauche, le radical  Mi/le grain de riz, associé à l’ensemble Jing indique quelque chose d’extrêmement précieux, une très petite quantité énergétique liée à la vie verdoyante qui pousse.
Jing c’est l’énergie la plus concentrée, associé au corps physique (ou à la forme/Xing).

Le Qi
Si le Jing peut être comparé à la cire de la bougie, le QI en est la flamme, la chaleur.
Les 3 caractéristiques du Qi sont le mouvement, la chaleur et la transformation dans la continuité.Vous pouvez relire certains anciens articles écrits dans le site de Mouvements sur le Qi :  ICI et ICI,  et sur le Qi en rapport avec le Qi Gong :   ICI et ICI.

L’esprit
Si le Jing est la cire de la bougie, le Qi  la flamme, le Shen en serait le rayonnement émis par la flamme, la lumière.
L’idéogramme Shen est composé à droite, de  Shen/comme deux mains qui étendent une corde, donnant l’idée d’expansion ; et à gauche, de  Shi/ influences venues du ciel et des corps célestes (le soleil, la lune et les étoiles dont les mutations révèlent aux hommes les choses transcendantales). L’idéogramme Shen est souvent traduit par esprit, spirituel.
Shen est le moins substantiel des trois trésors, parce que c’est l’esprit, l’étincelle du ciel qui fournit la vitalité de la vie au vivant.
Shen est aussi l’ensemble de toutes les activités mentales, émotionnelles et intellectuelles. Il est dit que l’Esprit Shen est gouverné par le cœur (Xin), l’empereur des organes internes. Le mot chinois Xin veut dire à la fois cœur et esprit. Et Xin est considéré comme étant le siège de la conscience.


Pour approfondir vous pouvez lire cet article sur la notion d’esprit selon la médecine chinoise.

 

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QI GONG, C’EST QUOI ?

Classé dans : Définition — mouvements @

Mot bizarre ! avec une association de lettre qui n’existe même pas en français (Q-I)

Son bizarre ! En français l’écriture et la musique du mot sont différentes. Ici on écrit « Qi » et là on dit « Tchi ». Heureusement Gong a l’élégance de rester égal à lui même dans notre écriture et dans notre langue parlée. On dit donc « Tchi Gong

Qi (dit « Tchi »). Notion difficile à appréhender. On dit pour simplifier « énergie » mais d’autres disent « souffle ». Si on regarde un dictionnaire chinois de base (ici celui édité par les éditions You-Feng « Dico pratique chinois-français), on peut lire : « Qi : gaz; air; souffle, haleine; esprit; attitude; colère; irriter; les esprits vitaux ».

On pourrait essayer de décrypter le sens de Qi par son idéogramme qi.jpg

formé du signe signifiant le « riz » (mi) mi.jpg

et par-dessus d’un autre signifiant « vapeur » qisimple.jpg

Le riz comme symbole de la nourriture, élément matériel de l’énergie vitale terrestre, la vapeur comme symbole de l’énergie essentielle impalpable céleste.
Claude Larre et Elisabeth Rochat de la Vallée, dans leur ouvrage « Les mouvements du coeur : psychologie des Chinois » (édition Desclée de Brouwer), quant à eux écrivent « Qi : vapeur, exhalaison, fluide, influx, énergies. Le grain de céréales qui éclate, sous l’effet de la cuisson ou de la digestion, produit le dégagement d’une vapeur qui s’élève en accumulation » (…) Par les souffles, tout se fait. Ce n’est pas la quantité de souffles qui fait la santé, c’est l’harmonieuse distribution de tous les constituants, qui se rendent, d’eux-mêmes, là où ils sont attendus. Les circulations, les échanges, les changements des liquides en vapeurs et des vapeurs en liquides, le maintien d’une bonne température, le respect des rythmes et des cycles, les ouvertures et fermetures des innombrables portes et orifices de l’être, tous les mouvements et transformations produisant et soutenant la vie… se font grâce aux souffles » . On pourrait aussi dire : grâce au Qi ou grâce à l’énergie…

Le Qi, c’est aussi l’élément vital de l’homme. Lorsqu’il coule dans son corps, l’homme est vivant. Le Qi relie l’homme à l’univers de par leur composition commune. On trouve le Qi à tous les niveaux de la création, de l’infiniment petit à l’infiniment grand.

Selon la médecine traditionnelle chinoise, le Qi empreinte les méridiens pour circuler dans le corps. Il est aussi dit qu’il existe différentes sortes d’énergies, dont l’énergie ancestrale (en raccourci l’hérédité), l’énergie nourricière produite à partir de l’alimentation et de la respiration, l’énergie défensive celle qui assure la protection du corps contre les agressions extérieures.

Gong

Si on reprend le dictionnaire édité chez You-Feng, la traduction en est : « travail ; ouvrier ; travaux ; industrie ; journée de travail ». Il est aussi entendu dans le sens de « oeuvre ».

Et le Qi Gong alors ?

Pratiquer le Qi Gong, ce pourrait être « mobiliser par un travail l’énergie qui nous anime » et aussi « mettre en oeuvre le souffle vital ».
On parle parfois de gymnastique énergétique, même si la notion de gymnastique est réductrice quand il s’agit de Qi Gong. Bien sûr, on mobilise le corps, on cherche à l’assouplir par des exercices, des enchaînements et des auto-massages qu’on pratique en général debout, et, dans certaines formes, allongé, assis, à genoux…
Mais le Qi Gong c’est aussi des postures statiques (qu’on dénomme parfois méditation, ou bien alchimie chez les taoïstes) et une attention à la respiration.
Certains  vont même jusqu’à parler du Qi Gong comme d’une « prière du corps ».

En somme, une recherche de l’harmonisation globale à la fois du corps, du souffle et de l’esprit par un travail de facilitation de la circulation de l’énergie en soi et en relation avec l’univers autour de soi. Vaste programme…

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HuangDi NeiJing SuWen, le classique interne de l’empereur jaune

Classé dans : Lire, écouter, voir — mouvements @

S’il est attribué à l’empereur Huang Di, l’empereur Jaune (empereur mythique du 3ème millénaire avant J-C), le «Huang Di Nei Jing » (ou Nei Jing)» est en fait un livre composite formé de fragments d’âge très variés (fragments très anciens et écho d’ouvrages anciens disparus au cours de l’incendie des livres décidé par Qin Shi Huang Di en 213 avant J-C), cousus les uns aux autres et regroupés sous un titre commun. C’est un assemblage de textes chronologiquement étalés sur peut-être un millénaire pour lequel il est difficile de distinguer ce qui résulte des additions successives, dues à une sorte de sédimentation ininterrompue, de ce qui appartient à l’œuvre initiale et à la tradition.
Sous les Jin (265-316 avant J-C.), le « Nei Jing » composé de 18 rouleaux fut divisé en deux parties distinctes : 9 pour le « Ling Shu » (le livre des aiguilles) et 9 pour le « Su Wen » (traité de la physiologie). Il existe différentes éditions du Nei Jing dans lesquelles les auteurs superposent des commentaires au texte original. La plus importante est celle de Wang Bing, datée de 762. Le Nei Jing est l’ouvrage de base de tous les acupuncteurs.
Le Su Wen, se présente comme un dialogue entre l’empereur Jaune Huang Di, et son médecin, et probablement ministre, Qi Bo (ou Tch’i Pai).

Autrefois, il y eut l’empereur jaune. Il naquit, prodige des esprits. Nourrisson, il pouvait déjà exprimer. Enfant, il se conduisait justement. Adulte, on le trouva loyal et pénétrant. Quand il fut initié, il s’éleva au ciel.

Alors Huang Di questionna le Maître du céleste Qi Bo :
-La tradition m’a enseigné que les hommes de la haute Antiquité passaient cent printemps et automnes sans déclin de leur activité. Aujourd’hui les humains, à mi-chemin de cent années, pour tous, l’activité décline. Serait-ce que le temps et le siècle ne sont plus les mêmes ? N’est-ce pas la faute des hommes ?

Qi Bo répondit :
-Les hommes de la haute Antiquité étaient des observants de la Voie (ou Tao). Ils imitaient le Yin/Yang. Ils ne faisaient qu’un souffle harmonisé avec les pratiques et les nombres.
Manger et boire avaient une limite. Agir et repos avaient leur norme. On ne s’exténuait pas inconsidérément. Ainsi corps et esprits tenaient ensemble. On allait au bout de l’âge naturel. Centenaire on s’en allait.
Aussi les Sages de la Haute Antiquité éduquaient leurs sujets, leur parlant ainsi : le vide, les pervers et les vents voleurs, on les évite en tenant compte de la saison. Dans le calme tranquille, le vide et la vacance, les souffles authentiques procèdent heureusement. Essences/esprits se gardent à l’interne. Les maladies comment surviendraient-elles ?

Huang Di :
-Moi qui suis le chef d’un grand peuple, responsable d’une multitude de familles, et qui devrait donc en percevoir des impôts, je constate avec affliction que je n’en perçois point parce que mon peuple est malade. Je veux que l’on cesse d’administrer des remèdes qui rendent mon peuple encore plus malade, qu’on n’emploie désormais que les aiguilles de métal que l’on pique dans les Jing (méridiens) afin d’agir sur le Xue (sang) et le Qi (énergie vitale) et d’en rétablir le bon équilibre.
Afin que cet art puisse être transmis aux générations futures, il faut que ces lois soient définies, que sa pratique se développe et s’étende sans cesse, qu’on ne l’oublie surtout pas, et qu’elle devienne facile à appliquer. Il faut donc consigner ses règles par écrit, il faut en marquer les différences, distinguer les internes des externes, et que chacune soit exprimée clairement, sans oublier les règles de manipulation des aiguilles. Tel est mon sentiment.

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Pour en savoir plus sur l’empereur jaune Huang Di, sur le Classique de la médecine chinoise le « Huang Di Nei Jing » et sur les bases de l’énergétique chinoise, vous pouvez lire l’ouvrage de Claude Larre : « La voie du ciel : Huangdi, l’empereur jaune, disait… » (Desclée de Brouwer), dans lequel il traduit et commente, de manière très abordable, les 2 premiers chapîtres du Su Wen (un des deux livres composant le Huang Di Nei Jing).

 

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