MOUVEMENTS

QI GONG, art énergétique chinois

  • Accueil
  • > Recherche : idéogramme qi

YONGQUAN

Classé dans : Un peu de théorie — mouvements @

Ce point d’acupuncture est le 1er point du méridien du Rein (1Rn). Il se situe dans le creux qui se forme à l’union du 1/3 antérieur et du 1/3 moyen de la plante du pied, en arrière des 2ème et 3ème articulations métatarso-phalangiennes. On peut aussi le repérer sous la plante du pied, là où la peau chance de couleur.

yongquan

Yongquan (prononcer à peu près « yong chouane ») se traduit le plus fréquemment par « source jaillissante ». On le désigne aussi comme porte terrestre. C’est, parmi les quelques 350 points d’acupuncture, le point le plus bas du corps, le seul situé sous le pied.
Le premier idéogramme Yong signifie jaillir, monter, s’élever, surgir (Dictionnaire Ricci).
Le deuxième idéogramme Quan, dans son caractère ancien représente une source qui jaillit de terre et s’écoule en filet, au centre. Le caractère moderne  signifie la source au sens propre et au sens figuré (Ricci). Il est composé en bas du caractère qui représente l’eau et en haut du caractère qui représente le soleil à l’aube, la clarté, la blancheur.
Le caractère Yongquan donne donc à voir l’image d’une eau pure et lumineuse qui jaillit, surgit de la terre. Source jaillissante exprime la puissance, l’énergie et la pureté d’une eau de source.

Le Qi Gong se pratique la plupart du temps debout. Les YongQuan sont  un repère dans notre posture de base, dans notre axe vertical, l’autre repère étant le BaiHui (sommet de la tête).  Les pieds et donc les YongQuan sont beaucoup stimulés dans les exercices du Qi Gong. Avec Baihui et LaoGong ils constituent les 5 coeurs qui sont 5 portes d’entrée et de sortie énergétiques essentielles à notre pratique.

« Le Ciel, la Terre et l’Homme forment les trois puissances. Le Bai hui (20VG) situé à la partie crânienne répond au Ciel, le Shanzhong (17VC) situé au thorax répond à l’Homme et le Yongquan (1Rn) situé à la partie caudale répond à la Terre ».

CONTACT
ACCUEIL

LES TROIS TRESORS/SAN BAO

Classé dans : Un peu de théorie — mouvements @

« Dans le ciel il y a trois trésors : le soleil, la lune et les étoiles.
Chez l’homme, il y a trois trésors, Jing, Qi, Shen. »
Concept fondamental taoïste

 JQS

Petit mode d’emploi pour décrypter la calligraphie ci-dessus…
La phrase tout en haut en petits caractères noirs se lit de gauche à droite : Dans le ciel il y a 3 trésors (San Bao) : le soleil, la lune et les étoiles. Chez l’homme il y a 3 trésors.
Les 3 grands idéogrammes en noir au-dessous se lisent de droite à gauche, à l’ancienne façon : Jing Qi Shen Selon la compréhension chinoise, tout l’univers vivant dans sa globalité est Qi. Tout est Qi, seul l’état du Qi est différencié. La vie c’est l’interaction entre les 3 états du Qi Jing/Qi/Shen qui sont inséparables et qi sont désignés comme les 3 trésors (San Bao). On ne peut pas les séparer sinon il n’y a plus de vie (on les sépare mentalement juste pour pouvoir en parler).
Jing c’est l’essence, la dimension visible de la matière, la forme, le corps physique.
Shen c’est l’esprit, la dimension invisible que l’on sent, la conscience, nos fonctions mentales et spirituelles.
Qi c’est le souffle qui anime toutes les fonctions vitales, qui fait le lien entre les la matière et l’esprit, Jing et Shen.Dans le Qi Gong, sur la base du travail corporel, nous harmonisons ensemble ces trois trésors dont nous sommes constitués : l’esprit, le corps et l’énergie.

L’essence
L’idéogramme Jing est composé à droite, en haut de  Sheng/la plante, la jeune pousse qui sort du sol ; en bas  Dan/le cinabre, la substance précieuse née de longues  méditations taoïstes. Qui ensemble deviennent  Qing/la couleur végétale, verdoyante, manifestant la bonne vitalité interne d’un être diffusée jusqu’aux zones les plus externes. A gauche, le radical  Mi/le grain de riz, associé à l’ensemble Jing indique quelque chose d’extrêmement précieux, une très petite quantité énergétique liée à la vie verdoyante qui pousse.
Jing c’est l’énergie la plus concentrée, associé au corps physique (ou à la forme/Xing).

Le Qi
Si le Jing peut être comparé à la cire de la bougie, le QI en est la flamme, la chaleur.
Les 3 caractéristiques du Qi sont le mouvement, la chaleur et la transformation dans la continuité.Vous pouvez relire certains anciens articles écrits dans le site de Mouvements sur le Qi :  ICI et ICI,  et sur le Qi en rapport avec le Qi Gong :   ICI et ICI.

L’esprit
Si le Jing est la cire de la bougie, le Qi  la flamme, le Shen en serait le rayonnement émis par la flamme, la lumière.
L’idéogramme Shen est composé à droite, de  Shen/comme deux mains qui étendent une corde, donnant l’idée d’expansion ; et à gauche, de  Shi/ influences venues du ciel et des corps célestes (le soleil, la lune et les étoiles dont les mutations révèlent aux hommes les choses transcendantales). L’idéogramme Shen est souvent traduit par esprit, spirituel.
Shen est le moins substantiel des trois trésors, parce que c’est l’esprit, l’étincelle du ciel qui fournit la vitalité de la vie au vivant.
Shen est aussi l’ensemble de toutes les activités mentales, émotionnelles et intellectuelles. Il est dit que l’Esprit Shen est gouverné par le cœur (Xin), l’empereur des organes internes. Le mot chinois Xin veut dire à la fois cœur et esprit. Et Xin est considéré comme étant le siège de la conscience.


Pour approfondir vous pouvez lire cet article sur la notion d’esprit selon la médecine chinoise.

 

ACCUEIL

DAOYIN

Classé dans : Un peu de théorie — mouvements @

dǎo
l’objectif, la voie, l’orientation

引 yǐn
guider les choses pour circuler d’après cette voie (ce n’est pas le même idéogramme que dans Yin/Yang !)

dǎo yǐn
l’ancien nom du Qi Gong qu’on pourrait traduire par « mouvements pour favoriser, guider la circulation de l’énergie ».

Le terme Qi Gong lui-même est utilisé depuis seulement les années 1950. C’est un terme générique qui regroupe les différentes pratiques énergétiques chinoises (DaoYin, respiration/Tuna, pratiques en mouvement/Dong Gong, pratiques du calme/Jing Gong, etc).

Comment déplacer le Qi  ?

Par l’exercice du corps ou Daoyin, de la respiration, de l’intention.
Dans le Daoyin, la notion clef de la pratique ce sont 4 mouvements corporels : ETIREMENT/RELÂCHEMENT, FLEXION/EXTENSION.
Par la flexion ou l’extension, on retient ou on guide la circulation du Qi. Par exemple, la flexion du coude empêche la circulation à l’intérieur du coude. Le flux du Qi sera plus intense lors de l’extension du coude ensuite.
Le travail du corps avec ces 4 simples mouvements, nous permet de percevoir les multiples manifestations de l’énergie.
Plus le mouvement est simple, épuré, nu, plus notre ressenti du Qi pourra être subtil et clair comme les ondes autour d’une seule petite goutte de pluie sur la surface d’un lac calme.
Au niveau du Qi, le Daoyin n’est pas un mouvement corporel, c’est déplacer le Qi, conduire le Qi pour le déplacer.

Au niveau thérapeutique, le Daoyin c’est déplacer le Qi où il en manque (tonifier), ou bien disperser le Qi s’il y en a trop.

Ban Yun Fa : méthodes pour déplacer et mettre en mouvement
Les méthodes pour déplacer le Qi sont dénommées Ban Yun Fa (Ban/déplacer, Yun/transporter, mettre en mouvement, Fa/méthode).
La plupart des méthodes de Qi Gong sont sont des Ban Yun Fa. Elles reflètent les caractéristiques du Qi qui sont mouvement, déplacement et chaleur. Dans les pratiques dynamiques de Qi Gong, s’il y a mouvement de Qi, on a plutôt une sensation de chaleur.

Le Shen Zhan Gong  ou Qi Gong de l’étirement et de l’ouverture est une technique caractéristique de DaoYin et fait partie des méthodes de Ban Yun Fa : on étire en conscience un côté tandis que l’autre se relâche, on fléchit une partie puis on l’étend.
Et quand les extrémités s’étirent en conscience, c’est dans le but de déplacer, de faire circuler le Qi.
 Notre chemin sur la voie du Qi Gong, c’est d’abord découvrir le Qi, puis le connaître, et enfin, quand on le connaîtra, un jour le maitriser
Zhen Ren (l’homme véritable) sait maîtriser son Qi
adage de la médecine chinoise ( et du Qi Gong)

YANG SHENG « NOURRIR LE VIVRE »

Classé dans : Un peu de théorie — mouvements @
 
shēng  Vivre
L’idéogramme shēng  représente une plante enracinée dans le sol (le trait horizontal en bas).
La tige centrale (le trait vertical) a déjà produit deux embranchements (les deux traits horizontaux supérieurs).
L’éclosion d’un bourgeon nouveau est soulignée par la virgule en haut à gauche.


養生 yang shēng
  Nourrir le vivre
L’expression est constituée de l’idéogramme yang/nourrir
et de l’idéogramme 
生 
sheng/vivre

Selon Cyrille Javary :

Dans la langue usuelle actuelle, l’expression 養生 yang shēng signifie simplement : se garder en bonne santé, mais l’idée traditionnelle qu’elle recouvre est moins fade et plus vaste. Commune en fait à tous les arts chinois, qu’ils soient corporels, culinaires, calligraphiques ou artistiques, elle décrit l’objectif qu’ils ont en commun : « nourrir le vivre ».
(…) Traduire yang shēng par : nourrir sa vie, affadit ce que suggère ce couple d’idéogrammes. De même, le traduire par : nourrir le principe vital, conduit à penser que ce « principe vital» pourrait avoir une réalité matérielle extérieure à la sensation que nous en donne notre corps. « Nourrir le vivre » en revanche rapproche de la perspective chinoise : garder vivant en nous ce « vivre » qui habite la terre entière, s’y manifestant par la continuité des saisons et s’y incarnant dans l’infinie variété des « dix mille êtres ».

Le terme chinois « yang sheng » est au coeur du travail du Qi Gong.
Ainsi que le dit si bien Cyrille Javary, yang sheng  c’est « garder vivant en nous « ce vivre » qui habite la terre entière »… et même plus, tout l’univers vivant dont nous faisons intimement partie.

 

CONTEMPLER/GUAN

Classé dans : Un peu de théorie — mouvements @

C’est un regard nocturne, englobant, intérieur
qui explore avec acuité le monde extérieur
mais invite à prendre conscience
de la manière dont on le perçoit.

Hexagramme du YiJing : 20 – Guan – Contempler
commentaire de Cyrille Javary
dans Le YiJing, livre des changements (Albin Michel)

Guan  L’idéogramme Guan/Contempler représente une chouette capable de voir dans le noir…

Guan/contempler, c‘est se regarder soi-même en fermant les yeux, s’écouter soi-même en fermant les oreilles, utiliser son corps pour se connaître soi-même. C’est un travail profond pour contempler ce qui se passe pendant la pratique.
L’état de la contemplation dans la pratique du Qi Gong est aussi appelée NEIGUAN, la contemplation de l’intérieur (Nei/intérieur, Guan/contempler).|
 
Ce n’est pas seulement en fermant les yeux qu’on y arrive, parce que ce ne sont pas seulement les yeux qui doivent regarder vers l’intérieur. Il est nécessaire de réunir le fonction de tous nos sens dans un état de calme profond : on oriente à l’intérieur du corps la vision, l’odorat, l’audition, le goût et la sensation du corps. On découvre ainsi la perception de l’énergie, tous les changements subtils du corps, et les fluctuations des émotions et des sentiments.|Dans la contemplation, on dérange moins son corps, on observe l’énergie qui circule malgré nous tout le temps, la vie qui se vit en profondeur à l’intérieur de soi.
 
La contemplation en tournant le regard vers l’intérieur n’est pas une notion abstraite, elle est reliée étroitement aux sensations concrètes et vivantes de notre corps. Tous ces changements (de la chaleur à la légèreté, de la lourdeur à la fluidité…) nous amènent vers un état de joie, d’éveil et de calme de plus en plus profond.
 
Les pratiques taoïstes commencent par la voie de la connaissance de soi-même, par la connaissance de son propre corps dans lequel la conscience s’enracine. Quand on se connaît soi-même, on peut connaître les principes qui régissent la nature et le monde, trouver la clef de l’harmonie et de l’adaptation entre soi et les circonstances extérieures.

QI GONG, C’EST QUOI ?

Classé dans : Définition — mouvements @

Mot bizarre ! avec une association de lettre qui n’existe même pas en français (Q-I)

Son bizarre ! En français l’écriture et la musique du mot sont différentes. Ici on écrit « Qi » et là on dit « Tchi ». Heureusement Gong a l’élégance de rester égal à lui même dans notre écriture et dans notre langue parlée. On dit donc « Tchi Gong

Qi (dit « Tchi »). Notion difficile à appréhender. On dit pour simplifier « énergie » mais d’autres disent « souffle ». Si on regarde un dictionnaire chinois de base (ici celui édité par les éditions You-Feng « Dico pratique chinois-français), on peut lire : « Qi : gaz; air; souffle, haleine; esprit; attitude; colère; irriter; les esprits vitaux ».

On pourrait essayer de décrypter le sens de Qi par son idéogramme qi.jpg

formé du signe signifiant le « riz » (mi) mi.jpg

et par-dessus d’un autre signifiant « vapeur » qisimple.jpg

Le riz comme symbole de la nourriture, élément matériel de l’énergie vitale terrestre, la vapeur comme symbole de l’énergie essentielle impalpable céleste.
Claude Larre et Elisabeth Rochat de la Vallée, dans leur ouvrage « Les mouvements du coeur : psychologie des Chinois » (édition Desclée de Brouwer), quant à eux écrivent « Qi : vapeur, exhalaison, fluide, influx, énergies. Le grain de céréales qui éclate, sous l’effet de la cuisson ou de la digestion, produit le dégagement d’une vapeur qui s’élève en accumulation » (…) Par les souffles, tout se fait. Ce n’est pas la quantité de souffles qui fait la santé, c’est l’harmonieuse distribution de tous les constituants, qui se rendent, d’eux-mêmes, là où ils sont attendus. Les circulations, les échanges, les changements des liquides en vapeurs et des vapeurs en liquides, le maintien d’une bonne température, le respect des rythmes et des cycles, les ouvertures et fermetures des innombrables portes et orifices de l’être, tous les mouvements et transformations produisant et soutenant la vie… se font grâce aux souffles » . On pourrait aussi dire : grâce au Qi ou grâce à l’énergie…

Le Qi, c’est aussi l’élément vital de l’homme. Lorsqu’il coule dans son corps, l’homme est vivant. Le Qi relie l’homme à l’univers de par leur composition commune. On trouve le Qi à tous les niveaux de la création, de l’infiniment petit à l’infiniment grand.

Selon la médecine traditionnelle chinoise, le Qi empreinte les méridiens pour circuler dans le corps. Il est aussi dit qu’il existe différentes sortes d’énergies, dont l’énergie ancestrale (en raccourci l’hérédité), l’énergie nourricière produite à partir de l’alimentation et de la respiration, l’énergie défensive celle qui assure la protection du corps contre les agressions extérieures.

Gong

Si on reprend le dictionnaire édité chez You-Feng, la traduction en est : « travail ; ouvrier ; travaux ; industrie ; journée de travail ». Il est aussi entendu dans le sens de « oeuvre ».

Et le Qi Gong alors ?

Pratiquer le Qi Gong, ce pourrait être « mobiliser par un travail l’énergie qui nous anime » et aussi « mettre en oeuvre le souffle vital ».
On parle parfois de gymnastique énergétique, même si la notion de gymnastique est réductrice quand il s’agit de Qi Gong. Bien sûr, on mobilise le corps, on cherche à l’assouplir par des exercices, des enchaînements et des auto-massages qu’on pratique en général debout, et, dans certaines formes, allongé, assis, à genoux…
Mais le Qi Gong c’est aussi des postures statiques (qu’on dénomme parfois méditation, ou bien alchimie chez les taoïstes) et une attention à la respiration.
Certains  vont même jusqu’à parler du Qi Gong comme d’une « prière du corps ».

En somme, une recherche de l’harmonisation globale à la fois du corps, du souffle et de l’esprit par un travail de facilitation de la circulation de l’énergie en soi et en relation avec l’univers autour de soi. Vaste programme…

ACCUEIL

 

 

C'est possible !!! |
mutuellesante |
Envie de retrouver la ligne |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Une clinique psychiatrique ...
| Docteur Nina-Prisca
| selmab