MOUVEMENTS

QI GONG, art énergétique chinois

EMEI QI GONG

Classé dans : Emei Qi Gong — mouvements @
La montagne Emei est  le lieu de développement de pratiques énergétiques à partir de l'époque des Song (960-1279).
Le fondateur de l'école Emei, Maître Bai Yun (Nuage blanc), général sous les Song au XIIème siècle est 
particulièrement habile à l’épée, mais il entend percer les secrets du mont Emei.On y enseigne en effet la maîtrise 
d’une toute autre épée, «l’épée du cœur » (xiulian xinjian) qui promet, par un travail précis et assidu, de transformer 
l’énergie, le cœur et l’esprit.
 « Vous n’arriverez à couper ni votre agitation, ni vos émotions, ni vos maladies par la seule maîtrise de votre épée. 
Seule la sagesse peut vous le permettre » lui enseignèrent ses maîtres. N’arrivant pas à les battre, Bai Yun décida 
de devenir moine.
A l'école Emei, l'enseignement mêle étroitement la médecine traditionnelle chinoise, notamment le courant Dan Dao 
(Dan : concentré d’énergie subtile, Dao : voie), à la pratique du Qi Gong et des arts martiaux ainsi qu’aux 
enseignements du Taoïsme et du Bouddhisme Chan.

L’enseignement de l’école Emei est actuellement transmis par le professeur Zhang Ming Liang,14ème héritier de la tradition et responsable de l’Institut de médecine traditionnelle chinoise Huang-Ting.
Il comprend 4 branches :
-la médecine de l’alchimie taoïste : on y enseigne les principes de base de la médecine traditionnelle chinoise,  les massages thérapeutiques, l’acupuncture, sans oublier les secrets de la pharmacopée de Emei.
-les 12 travaux spécifiques (Zhuang) de Emei :
méthodes complètes de Qi Gong à la base de toutes les disciplines comme la médecine, l’acupuncture ou les massages thérapeutiques
-la diététique thérapeutique
-les arts martiaux

Emei Shan (峨嵋山  (Mont des beaux sourcils ou « Montagne lumineuse »)  est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1996. Il fait partie de 4 montagnes (Shan) sacrées bouddhistes de Chine avec Wutaï Shan, Putuo Shan, Jihua Shan. Elle est située dans la province du Sichuan, dans le centre-ouest de la Chine.

Sichuan

Elle est le premier lieu où le bouddhisme s’est établi en Chine  au 1er siècle de notre ère avant de rayonner dans tout l’Extrême-Orient. Vers le milieu du 6ème siècle, la Chine devient le centre de rayonnement du Bouddhisme et la province de Sichuan est pendant un temps le siège de l’école bouddhique chinoise de Chan (origine du Zen du Japon) et plus de cent temples y seront construits. La montagne Emei est devenue l’un des principaux lieux sacrés du bouddhisme avec plus de 30 temples, dont le temple Wannian fondé au 4ème siècle et abritant le grand Puxian Bouddha de bronze du 10e siècle haut de plus de 7 mètres. L’élément le plus remarquable est le grand Bouddha de Leshan haut de 71 mètres taillé au 8e siècle.


Emei Shan

 

Solange Ninnin enseigne, en cours hebdomadaires et en ateliers ou stages, dans la région marseillaise, les méthodes de Qi Gong transmises dans l’école Emei :
-ShenZhan Gong/ Qi gong de l’étirement et de l’ouverture
-FaJi Gong/ Qi Gong pour aider les autres
-La mélodie des 5 organes
-AnQiao DaoYin Su/ auto-massages de Qi Gong
-KePao /Taper le front
-Hubu Gong/Le pas du tigre
-HuXi FanSong/ Exercice pour calmer la respiration
-Les 24 saisons de l’énergie
-Jing Gong/travail du calme ou méditation

 

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ZHUANGZI, PHILOSOPHE TAOÏSTE DU 4e SIECLE AV J-C

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Zhuangzi (ou tchouang-tseu, « Maître Zhuang »), de son vrai nom Zhuāng Zhōu, est un penseur chinois à qui l’on attribue la paternité d’un texte essentiel du taoïsme appelé de son nom – le Zhuangzi – ou encore le « Classique véritable de Nanhua », Nánhuá zhēnjīng (NanHua du nom des monts du Hunan où l’on disait qu’il s’était réfugié à la fin de sa vie). Si Zhuāng Zhōu a réellement existé, on sait très peu de choses sur la personne de ce philosophe. Il aurait vécu à l’époque des rois Huì de Wei  (389-319 av. J.-C.) et Xuān de Qi (350-301 av. J.-C.). Il aurait occupé une charge administrative subalterne et refusé un poste de Premier ministre offert par le roi Wei de Chu. Il aurait terminé sa vie complètement retiré du monde, menant une vie nomade et proche du peuple.

LE ZHUANGZI
Le texte du  Zhuāngzǐ a été classé dans le même courant que le Laozi (ou LaoTseu) et y a rapidement pris une place déterminante. Le Zhuāngzǐ, plus mystique, individualiste et anarchiste,  influencera le bouddhisme chinois, en particulier le Chan (le Chan est la source du Zen japonais).
Le concept central du Dao (ou Tao) peut être défini comme le cours naturel et spontané des choses. Zhuāngzǐ se moque de l’Homme, seul être à tenter de se détacher du Dao en imposant son action et son discours. Selon lui, toutes les tentatives pour discourir sur la réalité visant à acquérir les bases de la connaissance fondatrice de l’action sont vaines étant donné que le discours ne fait qu’opérer des découpages partisans de cette réalité. Zhuāngzǐ pose la question suivante : si le discours n’est pas un instrument approprié permettant d’acquérir des connaissances certaines, que reste-t-il à l’Homme et comment doit-il envisager sa position dans l’univers ?

WUWEI / Non agir
La réponse se situe dans le non-agir (WuWei). Le « Wu » est  pris ici dans son sens étymologique de « dépouillement », plus que de « vide » au sens moderne. Dans une autre optique, le non-agir permet l’action, à l’image de l’immobilité de l’essieu condition sine qua non du mouvement de la roue.
Ainsi le sage ne s’embarrasse d’aucune question métaphysique ni d’aucun conflit d’aucune sorte. Retournant à l’origine, il puise directement sa force et sa vitalité dans le Dao. Épousant les métamorphoses des dix mille êtres, il est libéré de toute contrainte et n’est plus soumis qu’aux nécessités. Le non-agir tel que le conçoit Zhuāngzǐ est une démarche strictement individuelle, sans prétention politique.
Selon Zhuāngzǐ «le monde n’a pas besoin d’être gouverné ; en fait, il ne devrait pas être gouverné ». Pour lui «le bon ordre résulte spontanément quand les choses sont laissées à leur cours ». Peut-être fut-il le premier anarchiste au monde ?

LE REVE DU PAPILLON
Le Zhuāngzǐ contient de nombreuses paraboles courtes souvent teintées d’humour, dont la notoriété dans la culture chinoise s’étend largement au-delà des cercles taoïstes ou lettrés, et qui sont à l’origine de proverbes. Certaines sont mondialement connues, comme « le Rêve du papillon«  :

Le rêve du papillon

Zhuangzi rêva une fois qu’il était un papillon, un papillon qui voletait et voltigeait alentour, heureux de lui-même et faisant ce qui lui plaisait. Il ne savait pas qu’il était Zhuangzi. Soudain, il se réveilla, et il se tenait là, un Zhuangzi indiscutable et massif. Mais il ne savait pas s’il était Zhuangzi qui avait rêvé qu’il était un papillon, ou un papillon qui rêvait qu’il était Zhuangzi. Entre Zhuangzi et un papillon, il doit bien exister une différence ! C’est ce qu’on appelle la Transformation des choses. 

Tchouang-Tseu

S’ébattre dans le commencement des choses
Confucius rendit visite à LaoZi.
Ce dernier, s’étant baigné et ayant dénoué sa chevelure – pour qu’elle sèche-, se tint parfaitement immobile, au point de ne plus ressembler à un être humain. Confucius attendit d’abord, puis se présenta à nouveau, en disant :
- Puis-je en croire mes yeux ? A l’instant, maître, votre corps paraissait desséché comme du bois vert, comme si vous aviez abandonné les choses, quitté l’humanité et inverti la solitude !
Laozi dit :
- Mon coeur s’ébattait dans le commencement des choses.
- Qu’est-ce à dire ? demanda Confucius.
- L’esprit à beau s’efforcer à l’extrême, il ne comprendra pas, la bouche a beau s’ouvrir, elle ne le dira pas. Le Yin à son apogée est calme et serein, le yang à son apogée est vif et brillant. Lorsque l’une procède du ciel et l’autre de la terre, les deux se rejoignent, s’accouplent et toutes les choses sont nées de cette harmonie créatrice. Peut-être quelqu’un l’a-t-il agencé ainsi, mais personne n’a jamais vu sa forme. Tantôt en déclin, tantôt en croissance, une fois plein et une fois vide, un temps obscur, un temps lumineux, le soleil suit son cycle et la lune ses phases, continuellement le processus se poursuit, sans que quiconque ait pu voir ce qui est à l’oeuvre. Nous ne saurons jamais d’où  germe la vie, vers où rentre la mort ; cette opposition du début constitue une ronde infinie dont personne ne sait par où elle s’épuise. Et pourtant, si ce n’est pas cela, alors où chercher l’Ancêtre (le Dao) ?
- Et s’ébattre dans cette sphère, qu’est-ce à dire ? demanda Confucius.
LaoZi dit :
- L’atteindre, c’est la beauté suprême, la joie parfaite. Celui qui sait parvenir à cette beauté, à cette joie est un Homme parfait… 
Le Zhuangzi, chapitre 21

Lettre à une jeune fille qui voudrait partir en Chine

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J’avais emporté dans ma valise, parmi d’autres, le livre de Jacques Pimpaneau “Lettre à une jeune fille qui voudrait partir en Chine” (éditions Picquier). Sur la route entre les  montagnes du Wudang et la ville de Nanyang, j’en ai commencé la lecture.

 http://www.decitre.fr/gi/16/9782877307116FS.gif

Chère mademoiselle,
Intéressez-vous à la Chine, ce n’est pas moi qui vous dira le contraire, mais rappelez-vous que si cette culture est fascinante, c’est pour la sagesse qu’elle a élaborée.(…) Pour apprendre le chinois classique, je vous suggère de commencer par ces poèmes datant de la dynastie des Tang que tous les chinois connaissent par coeur.

C’est en partant de cette  idée que ce sinologue peu ordinaire nous initie à la traduction du chinois, nous les ignorants de l’écriture des idéogrammes, de pictogrammes et autres spécialités de cette langue. Peu à peu, sans difficulté, le lecteur repère des signes, apprend quelques règles de grammaire et puis se surprend à traduire lui-même (lui, l’ ignorant de l’écriture des idéogrammes), par association ou reconnaissance de signes, comme un jeu.
Excellente lecture pour repérer des bases de cette écriture mystérieuse et se donner envie de continuer à l’explorer, et aussi excellente initiation à la poésie classique chinoise.
En avant-goût,  la traduction de François Cheng (auteur que je vous recommande aussi : “Le Dit de Tianyi”, “L’éternité n’est pas de trop”…) d’un célèbre poème du grand Li Bai (8ème siècle) :

Temple du sommet, la nuit :
lever la main et caresser les étoiles
Mais chut ! baissons la voix :
Ne réveillons pas les habitants du ciel

A découvrir : la poésie de Li Bai (ou Li Po), considéré au côté de son ami Du Fu (ou Tu Fu) comme le plus grand poète chinois…


Préparation du Nei Yang Gong

Classé dans : Nei Yang Gong — mouvements @

Les exercices de Qi Gong pour préparer la pratique du Nei Yang Gong (Qi Gong pour nourrir l’intérieur) sont nommés Nei Yang Gong Chu Ji Dong Gong (Chu Ji = préparation, Dong = mouvement, Gong = travail). Ils sont utilisés dans les hôpitaux, tels que le Centre national de Qi Gong de Beidaihe, pour soigner des malades.

On les appelle aussi Kuai Le Bai Da Fa, techniques  « frapper dans la joie ».  Frapper sur le corps dans les zones énergétiques  fait évacuer les problèmes, les pensées envahissantes, prépare le corps et calme l’esprit. Et la joie  redonne de la force aux malades, les dynamise, leur fait retrouver l’envie de guérir.

Le but du Chu Ji Dong Gong est de préparer au Qi Gong dynamique en relâchant et calmant. C’est la base, la structure sur lesquelles va pouvoir se poser le Nei Yang Gong dynamique, car le relâchement favorise l’entrée dans le travail en profondeur.

La préparation du Nei Yang Gong est enseigné à Marseille par Solange Ninnin qui se forme régulièrement depuis les années 2000 auprès de Madame Liu Ya Fei à Paris, à Beidaihe.

3 2 1

La liste ci-dessous recense un certain nombre de ces exercices qui ne sont pas exhaustifs :
-Mouvement des bras en 2 cercles
-Mouvement des bras en cercles alternatifs
-Ouvrir et fermer les Bras
-Frapper YungMen (2P), JiangJing (21VB), Jian Yu (15GI)
-Frapper JianJing (21VB) et Ming Men (4VG)
-Frapper DanTian et MingMen (4VG)
-Frapper Daimai (26VB) et Fengshi (31VB)
-Frapper les jambes
-Frapper QiChong (30E) et Huntiao (30VB)
-Tourner les genoux
-Frapper ZuSanLi (36E)
-Marche dynamique
-Ramasser la lune dans la mer
-Onduler comme le grand arbre et comme le saule pleureur
-Harmoniser le méridien de la Vessie
-Frapper le long des 12 méridiens principaux
-Masser les cuisses
-Masser la région lombaire
-Appuyer Huntiao (30VB)
-Faire circuler l’énergie dans le méridien de ceinture (DaiMai)
-Fermeture des bras
-Réunir au DanTian

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24 SAISONS DE L’ENERGIE

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Qi Gong en 24 mouvements pratiqués pour la plupart en posture assise et destinés à régulariser la santé selon les saisons du ciel.
Dans la culture chinoise, chaque saison (printemps-été-automne-hiver) se divise en 6 saisons de l’énergie (Qi), soit 24 énergies dans l’année (
ou 12 mois divisés en 2 = 24). Durant chaque saison, la nature change et influence l’être humain.

Cette méthode de Qi Gong a été créée sous la dynastie des Song (Xe-XIIIe siècles) par Chen Tuan dénommé aussi « l’immortel du sommeil », moine taoïste et maître renommé de la montagne HuaShan. D’après la transmission orale, elle aurait son origine dans la montagne QingChengShan où Chen Tuan se serait rendu. Dans les anciens traités il est difficile de vraiment trouver son origine.
Cette méthode est très connue en Chine.

Le Qi Gong des 24 saisons de l’énergie est transmis en France par le professeur Zhang Ming Liang.Il  favorise la communication entre l’énergie du corps humain et celle de la nature. C’est par un travail profond que l’unité entre l’homme et la nature se concrétise et que le microcosme du corps humain et le macrocosme de l’univers vivant s’unifient.
« Le ciel et l’homme sont réunis comme un ».
« Le microcosme de mon corps dans le macrocosme de l’univers »

Le Qi Gong des 24 saisons de l’énergie est enseigné à Marseille sous forme de cours et d’ateliers à Marseille par Solange Ninnin.

Liste des 24 mouvements :
Printemps
1-Li Chun, commencement du printemps
2-Yu Shui, l’eau de la pluie
3-Jing Zhe, réveiller ceux qui sont cachés
4-Chun fen, séparation du printemps (équinoxe)
5-Qing Ming, pureté clarté
6-Gu Yu, pluie de céréale

Eté
1-Li Xia, arrivée de l’été
2-Xiao Man, petite plénitude
3-Mang Zhong, culture de l’été
4-Xia Zhi, solstice d’été
5-Xiao Shu, petite canicule
6-Da Shu, grande canicule

Automne
1-Li Qiu, arrivée de l’automne
2-Chu Shu, fin de la canicule
3-Bai Lu, rosée blanche
4-Qiu Fen, séparation de l’automne (équinoxe)
5-Han Lu, rosée froide
6-Shuang Jiang, arrivée du givre

Hiver
1-Li Dong, arrivée de l’hiver
2-Xiao Xue, petite neige
3-Da Xue, grande neige
4-Dong Zhi, solstice d’hiver
5-Xiao Han, petit froid
6-Da Han, grand froid

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