MOUVEMENTS

QI GONG, art énergétique chinois

DAOYIN

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dǎo
l’objectif, la voie, l’orientation

引 yǐn
guider les choses pour circuler d’après cette voie (ce n’est pas le même idéogramme que dans Yin/Yang !)

dǎo yǐn
l’ancien nom du Qi Gong qu’on pourrait traduire par « mouvements pour favoriser, guider la circulation de l’énergie ».

Le terme Qi Gong lui-même est utilisé depuis seulement les années 1950. C’est un terme générique qui regroupe les différentes pratiques énergétiques chinoises (DaoYin, respiration/Tuna, pratiques en mouvement/Dong Gong, pratiques du calme/Jing Gong, etc).

Comment déplacer le Qi  ?

Par l’exercice du corps ou Daoyin, de la respiration, de l’intention.
Dans le Daoyin, la notion clef de la pratique ce sont 4 mouvements corporels : ETIREMENT/RELÂCHEMENT, FLEXION/EXTENSION.
Par la flexion ou l’extension, on retient ou on guide la circulation du Qi. Par exemple, la flexion du coude empêche la circulation à l’intérieur du coude. Le flux du Qi sera plus intense lors de l’extension du coude ensuite.
Le travail du corps avec ces 4 simples mouvements, nous permet de percevoir les multiples manifestations de l’énergie.
Plus le mouvement est simple, épuré, nu, plus notre ressenti du Qi pourra être subtil et clair comme les ondes autour d’une seule petite goutte de pluie sur la surface d’un lac calme.
Au niveau du Qi, le Daoyin n’est pas un mouvement corporel, c’est déplacer le Qi, conduire le Qi pour le déplacer.

Au niveau thérapeutique, le Daoyin c’est déplacer le Qi où il en manque (tonifier), ou bien disperser le Qi s’il y en a trop.

Ban Yun Fa : méthodes pour déplacer et mettre en mouvement
Les méthodes pour déplacer le Qi sont dénommées Ban Yun Fa (Ban/déplacer, Yun/transporter, mettre en mouvement, Fa/méthode).
La plupart des méthodes de Qi Gong sont sont des Ban Yun Fa. Elles reflètent les caractéristiques du Qi qui sont mouvement, déplacement et chaleur. Dans les pratiques dynamiques de Qi Gong, s’il y a mouvement de Qi, on a plutôt une sensation de chaleur.

Le Shen Zhan Gong  ou Qi Gong de l’étirement et de l’ouverture est une technique caractéristique de DaoYin et fait partie des méthodes de Ban Yun Fa : on étire en conscience un côté tandis que l’autre se relâche, on fléchit une partie puis on l’étend.
Et quand les extrémités s’étirent en conscience, c’est dans le but de déplacer, de faire circuler le Qi.
 Notre chemin sur la voie du Qi Gong, c’est d’abord découvrir le Qi, puis le connaître, et enfin, quand on le connaîtra, un jour le maitriser
Zhen Ren (l’homme véritable) sait maîtriser son Qi
adage de la médecine chinoise ( et du Qi Gong)

RESPIRATION

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La respiration qui est directement reliée à l’énergie des Poumons.
Pour nourrir la pratique du Qi Gong et l’approfondir, il est important de mieux connaître l’anatomie de notre respiration.

Voici le lien vers un petit film d’animation « la respiration globale » qui fait prendre clairement conscience de cette anatomie, de l’incidence des mouvements respiratoires sur la colonne vertébrale, le périnée, les organes, et de son importance sur la mobilité, la vitalité de tout notre corps.

GEN MAO, les racines et les feuilles

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En regardant un arbre dont les feuilles sont resplendissantes, on peut en déduire que ses racines sont profondes et fortes.

Si on considère le corps dans sa globalité, les racines du corps sont les organes.
En médecine chinoise, par les feuilles ( l’extérieur) on peut établir l’état de l’organe tout à l’intérieur (les racines).
La théorie des racines/Gen et des feuilles/Mao permet de voir l’état de santé sans aller voir à l’intérieur.

Selon l’école Emei, chacun des 5 systèmes énergétiques est relié
…à une feuille principale  : les pommettes sont la feuille du Foie, la langue celle du Coeur, le nez celle de la Rate, les oreilles celle du Poumon, les dents celle des Reins.
…à une orifice en particulier :  les yeux sont l’orifice du Foie, les pupilles celui du Coeur, la bouche celui de la Rate, les narines et les pores celui du Poumon, le conduit auditif et les sphincters celui des Reins.
…à des fleurs les plus caractéristiques : les ongles sont les fleurs du Foie, le visage dans sa globalité  celle du coeur, les lèvres celles de la Rate, les poils celles du Poumon, les cheveux celles des Reins.

Avec les auto-massages de fin de pratique du  Qi Gong de Emei, les différentes parties de la tête sont stimulées.
Par l’intermédiaire des circuits énergétiques internes, chaque partie de la tête est relié aux différents organes dans la profondeur de notre corps.
Par la régularisation « des feuilles, des orifices et des fleurs », nous régularisons aussi les racines  que sont nos organes.
Les racines, les feuilles sont interdépendantes ; l’extérieur et l’intérieur sont interdépendants.

arbre.jpg


L’arbre produit de nouvelles feuilles et les nourrit, mais les feuilles nourrissent l’arbre aussi.
Les feuilles ne sont pas seulement les enfants de l’arbre. Elles sont aussi la mère de l’arbre.
C’est parce qu’il y a des feuilles que l’arbre peut pousser. Chaque feuille est une usine qui fait la synthèse du soleil pour nourrir l’arbre.
Thich Nhât Hahn

YANG SHENG « NOURRIR LE VIVRE »

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shēng  Vivre
L’idéogramme shēng  représente une plante enracinée dans le sol (le trait horizontal en bas).
La tige centrale (le trait vertical) a déjà produit deux embranchements (les deux traits horizontaux supérieurs).
L’éclosion d’un bourgeon nouveau est soulignée par la virgule en haut à gauche.


養生 yang shēng
  Nourrir le vivre
L’expression est constituée de l’idéogramme yang/nourrir
et de l’idéogramme 
生 
sheng/vivre

Selon Cyrille Javary :

Dans la langue usuelle actuelle, l’expression 養生 yang shēng signifie simplement : se garder en bonne santé, mais l’idée traditionnelle qu’elle recouvre est moins fade et plus vaste. Commune en fait à tous les arts chinois, qu’ils soient corporels, culinaires, calligraphiques ou artistiques, elle décrit l’objectif qu’ils ont en commun : « nourrir le vivre ».
(…) Traduire yang shēng par : nourrir sa vie, affadit ce que suggère ce couple d’idéogrammes. De même, le traduire par : nourrir le principe vital, conduit à penser que ce « principe vital» pourrait avoir une réalité matérielle extérieure à la sensation que nous en donne notre corps. « Nourrir le vivre » en revanche rapproche de la perspective chinoise : garder vivant en nous ce « vivre » qui habite la terre entière, s’y manifestant par la continuité des saisons et s’y incarnant dans l’infinie variété des « dix mille êtres ».

Le terme chinois « yang sheng » est au coeur du travail du Qi Gong.
Ainsi que le dit si bien Cyrille Javary, yang sheng  c’est « garder vivant en nous « ce vivre » qui habite la terre entière »… et même plus, tout l’univers vivant dont nous faisons intimement partie.

 

TETE ET VENTRE

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La tête  est le lieu du corps où il y a le plus de Qi.
C’est la partie du corps qui est la plus Yang.

A l’opposé, le ventre autour du nombril,
est la zone la plus froide, la plus noire, la plus Yin du corps.

Quand la zone du ventre ne sera plus froide, ni noire,
on aura trouvé la porte du Qi Gong.

Zhang Ming Liang (Emei Qi Gong)

 

VIVRE LIBRE COMME LE VENT : LAO TSEU

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Lao Zi (ou Lao Tseu) est un pilier de la sagesse chinoise. Ses leçons sont applicables par tous.

Il a décidé de disparaître. Décidé, c’est beaucoup dire… En fait, c’est venu tout seul : un jour, il en a eu assez. Alors Vieux Maître (c’est ce que veut dire son nom, Lao Zi) a quitté son poste de fonctionnaire. Adieu, les querelles des lettrés, l’ennui de l’administration. A dos de bœuf, il a cheminé vers l’ouest, vers le vent des steppes, les barbares, l’oubli de l’Empire. 
 
Une fois arrivé à la passe de l’ouest, le col de Xiangu, Vieil Enfant (Lao Zi signifie aussi cela !) fut retenu par l’homme qui gardait le passage. Ce dernier était encore jeune, se nommait Yin Xi et avait du flair : il repéra que le vieux voyageur bourru était sans doute un esprit d’exception, une source de sagesse vertigineuse. Il s’employa donc à le retenir, le questionner, tenter de le faire parler. L’autre se taisait.
 
L’eau-de-vie les rapprocha. Lao Zi buvait bol sur bol, s’enivrait sans vergogne. Il resterait bien ici quelques jours, finalement, avant de dire adieu au monde civilisé. Le jeune homme le supplia alors de laisser une trace de ce qu’il avait compris, de dire sa sagesse. « Celui qui parle ne sait pas, celui qui sait ne parle pas », répondit le vieux. Ne fallait-il pas au moins le dire, indiquer ce que cela signifiait, montrer le chemin ? Ce que le sage avait à dire était si simple… Pourtant personne ne le comprenait. Quelques-uns, malgré tout, peut-être…
 
Pour ceux-là, fallait-il essayer de laisser quelques traces ? Ténues, comme des signes de piste, des effleurements, des paroles paradoxales. Vieux Maître-Vieil Enfant se mit à dicter, l’eau-de-vie à portée de main, pendant quelques jours. Puis il reprit sa route vers l’ouest, comme le vent. Personne ne le revit jamais. 
 
Sa doctrine : le plus fort, c’est le faible
 Personne ne sait, en fait, si Lao Zi a vraiment existé. Beaucoup d’historiens pensent que c’est le nom d’un fondateur mythique, non d’un personnage réel. Mais le livre qu’on lui attribue, celui qu’il aurait dicté avant de disparaître, le Tao Te King, existe bel et bien. C’est un des piliers de la culture chinoise, un texte culte de la sagesse universelle. Il se pourrait qu’il ait eu plusieurs auteurs, et qu’il n’y ait pas eu de Lao Zi… Mais ne le dites pas aux Chinois ! Ce sage fondateur est pour eux si présent, sa silhouette est si connue, les scènes de son existence, notamment sa rencontre conflictuelle avec Confucius, sont si célèbres qu’ils ont du mal à admettre qu’il soit légendaire.La sagesse, pour Lao Zi ?
Suivre le Tao, terme qui signifie à la fois le chemin, la voie, la méthode et le principe des choses. Des bibliothèques entières sont consacrées au taoïsme, mais on pourrait en condenser l’esprit en une phrase : vivre comme le vent. Il faudrait devenir faible et invisible comme le vent, qui est pourtant capable d’éroder les montagnes comme de renverser les arbres. Vivre comme le vent, ce serait aussi agir comme il souffle : sans intention, sans plan, sans but – devenir un mouvement imprévisible et instable, mais incessant, inépuisable, immortel. Et comme le vent n’a pas de bord, de limite ni de contour, les mots ne peuvent jamais vraiment l’enfermer ni le décrire.

Le principe le plus puissant n’est pas dans la force qui s’impose. Il réside dans ce qui est le plus faible (souffle du vent, goutte d’eau, nouveau-né), dans ce qui se tient au plus bas. L’action la plus efficace ne consiste pas à concrétiser un projet préétabli en maîtrisant tout ce qui se présente. Au contraire, paradoxalement, c’est en se retirant, en s’abstenant, qu’à terme on agit le plus puissamment. Il faut d’abord accepter de laisser faire la nature, le vent et l’eau, tous les processus à la fois infimes et surpuissants. Tel est le point de départ, celui où « les paroles vraies semblent être des paradoxes ».

« Vivre libre comme le vent », texte de Roger-Pol Droit lu dans le site de cles.com
Lao Tseu

Lao Zi et le taoïsme

Lao Zi serait né en 604 avant notre ère, et mort en 517, ou peut-être plus tard. Il serait l’auteur du bien connu Tao Te King, le “Livre de la Voie et de la Vertu”, agencé en 81 chapitres. En plus de deux millénaires, le taoïsme, issu de sa pensée, s’est diversifié en développant des formes religieuses, philosophiques, médicales, artistiques ou sportives. Sous ses multiples facettes, il est aujourd’hui toujours actif en Asie – essentiellement en Chine – comme en Occident. 

Pistes de lectures proposées par Roger-Pol Droit pour en savoir un peu plus…
“Histoire du taoïsme, des origines au xive siècle”, d’Isabelle Robinet (Cerf, 2012, 269 p., 10 €=
Parmi les traductions du Tao Te King, la plus concise est celle de François Houang et Pierre Leyris (Points Seuil, 2004, 181 p., 6 €), la plus savante celle de J.J.L. Duyvendak (Adrien Maisonneuve, 2006, 188 p., 33 €) et la plus inattendue celle du philosophe Marcel Conche (PUF, 2003, 320 p., 20,50 €)
 

Vous pouvez aussi lire (ou relire) la page sur Lao Tseu  que j’avais écrite il y a quelques années dans notre site : lien

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CONTEMPLER/GUAN

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C’est un regard nocturne, englobant, intérieur
qui explore avec acuité le monde extérieur
mais invite à prendre conscience
de la manière dont on le perçoit.

Hexagramme du YiJing : 20 – Guan – Contempler
commentaire de Cyrille Javary
dans Le YiJing, livre des changements (Albin Michel)

Guan  L’idéogramme Guan/Contempler représente une chouette capable de voir dans le noir…

Guan/contempler, c‘est se regarder soi-même en fermant les yeux, s’écouter soi-même en fermant les oreilles, utiliser son corps pour se connaître soi-même. C’est un travail profond pour contempler ce qui se passe pendant la pratique.
L’état de la contemplation dans la pratique du Qi Gong est aussi appelée NEIGUAN, la contemplation de l’intérieur (Nei/intérieur, Guan/contempler).|
 
Ce n’est pas seulement en fermant les yeux qu’on y arrive, parce que ce ne sont pas seulement les yeux qui doivent regarder vers l’intérieur. Il est nécessaire de réunir le fonction de tous nos sens dans un état de calme profond : on oriente à l’intérieur du corps la vision, l’odorat, l’audition, le goût et la sensation du corps. On découvre ainsi la perception de l’énergie, tous les changements subtils du corps, et les fluctuations des émotions et des sentiments.|Dans la contemplation, on dérange moins son corps, on observe l’énergie qui circule malgré nous tout le temps, la vie qui se vit en profondeur à l’intérieur de soi.
 
La contemplation en tournant le regard vers l’intérieur n’est pas une notion abstraite, elle est reliée étroitement aux sensations concrètes et vivantes de notre corps. Tous ces changements (de la chaleur à la légèreté, de la lourdeur à la fluidité…) nous amènent vers un état de joie, d’éveil et de calme de plus en plus profond.
 
Les pratiques taoïstes commencent par la voie de la connaissance de soi-même, par la connaissance de son propre corps dans lequel la conscience s’enracine. Quand on se connaît soi-même, on peut connaître les principes qui régissent la nature et le monde, trouver la clef de l’harmonie et de l’adaptation entre soi et les circonstances extérieures.

L’ENERGIE VERITABLE/ZHENG QI ET L’ENERGIE PERVERSE/XIE QI

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Ces 2 notions de Zheng Qi et Xie Qi sont très utilisées en médecine chinoise et dans le Qi Gong.

ZHENG QI est l’énergie (Qi) véritable (Zheng).
Le Qi véritable  est l’énergie qui assure et anime les fonctions physiologiques de notre vie humaine. La quantité d’énergie vitale résulte de notre constitution, de notre état de santé et de notre état d’être.
Le Qi véritable (Zheng Qi) possède plusieurs aspects :
-le Qi originel
-le Qi défensif
-le Qi nourricier
-le Qi ancestral
-le Qi des 5 organes : foie, coeur, rate, poumon, reins

Ce sont des énergies qui peuvent prévenir et contrer la maladie en augmentant la capacité défensive, entretenir la santé et la vitalité en favorisant l’harmonie et la communication entre le corps et le coeur.

La déficience ou le vide d’énergie véritable peuvent donner naissance aux maladies car le vide de ZHENG fait naître le XIE.

XIE QI est l’énergie (Qi) perverse (Xie).
Ce sont tous les éléments négatifs qui dérangent la santé, l’équilibre et l’épanouissement.
L’énergie perverse se concrétise selon la médecine chinoise :
-par des facteurs internes : l’excès des 7 émotions (joie, colère, souci, mélancolie, tristesse, peur et frayeur), les déséquilibres de l’alimentation ou la stagnation du sang
-par des facteurs externes : les 6 excès (vent, froid, chaleur, humidité, sécheresse et feu)

La médecine Chinoise considère que le processus de guérison de la maladie est un combat entre ZHENG QI et XIE QI. Quand on a suffisamment d’énergie véritable, c’est elle qui va contrer et chasser l’énergie perverse (Xie Qi), les facteurs pathologiques, les maladies et les émotions déséquilibrées.

Toutes les pratiques de Qi Gong sont là pour nous aider à renforcer notre énergie véritable.
Le maître mot répété à longueur de temps par tous les professeurs de Qi Gong  est  : « PRATIQUEZ  » !
C’est pas notre pratique personnelle, régulière, par la persévérance dans la pratique, que chacun favorise, nourrit, harmonise son énergie véritable et ainsi se donne des moyens supplémentaires de contrer l’énergie perverse.
Alors : pratiquons !

LE QI REMPLIT TOUT L’ESPACE DE L’UNIVERS

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La vie se produit quand le Qi se réunit,
la mort survient quand le Qi disparaît.
Zhuangzi, 4e siècle av J-C

Le Qi remplit tout l’espace de l’univers, des choses les plus grandes au substances les plus subtiles. Même s’il est invisible, il existe et est l’essence des choses visibles. Voilà pourquoi les Chinois divisent les deux formes d’existence du Qi en visible et invisible, étant les deux côtés d’une même chose.
L’invisible, c’est la forme primitive, subtile, dans un état de dispersion vers l’extérieur, continuellement en mouvement ; on ne peut pas l’observer par nos yeux. Il est invisible, mais il existe.
Le visible, c’est quand  le Qi se réunit dans un état relativement dense, il produit les différentes formes et les différentes choses.
Entre l’invisible et le visible, entre l’esprit et la matière, le Qi n’est pas fixe, il est continuellement dans le mouvement et le changement, mais le plus souvent on ne peut sentir et observer ses transformations.
Le Qi est donc à la fois matière et esprit, mais il est aussi le mouvement entre les deux : la matière et l’esprit réunis par le Qi.

(…)
L’homme, une part de l’Univers et de la nature, est aussi le produit des mouvements de réunion et de dispersion du Qi.
Le Qi constitue et gère toutes les activités de la vie humaine, qu’elles soient physiologiques, physiques ou psychiques. Du simple mouvement du corps aux activités très complexes du cerveau, tout est une manifestation des mouvements et des transformations du Qi.
On dit que l’homme est entre le Ciel et la Terre. Puisque c’est grâce au Qi que tous les êtres se constituent, toutes les manifestations de la vie humaine résonnent avec la nature – le ciel, l’homme et la terre – et s’influencent mutuellement.

De cette conception de l’Univers découle une notion du corps basé sur l’unité du corps-esprit à travers le Qi. Cela ouvre un chemin de connaissance de soi, pour élever la conscience vers une nouvelle dimension de vivre : d’un côté, calme, sérénité, paix, de l’autre, efficacité, volonté réalisatrice et création. »

D’après le livre de Ke Wen et  Zhang Ming Liang « La voie du calme » (Le courrier du livre)

voie du calme

 

LES MALADIES

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Selon la médecine chinoise, la plupart des maladies viennent de nous, de l’intérieur.

Quand le corps est affaibli, les maladies peuvent entrer et affaiblir le corps, ou bien il y a défaillance d’une partie du corps qui génère les maladies. Un des facteurs le plus important d’affaiblissement  des fonctions de notre corps sont les émotions (colère, joie, pensée, tristesse, inquiétude, frayeur, peur) lorsqu’elles sont déréglées car elles influencent le mouvement et la transformation du Qi. Le mauvais fonctionnement du Qi nous affaiblit et fait entrer les maladies ou pose problème au fonctionnement d’une partie du corps. « Les 7 émotions pénètrent directement jusqu’aux organes » c’est à dire que le dérèglement émotionnel influence directement le Qi et agresse les organes.

Dans la pratique du Qi Gong le plus fondamental et le plus difficile à travailler c’est le Cœur/esprit qui est le siège des émotions. Le DaoYin ou mouvement corporel c’est la base comme si le travail du corps était la préparation pour régulariser et réguler le Cœur. C’est très difficile et donc demande de s’exercer sur le long terme. Dans les exercices corporels on travaille le Cœur en se concentrant sur les mouvements à réaliser, de même pour les exercices de respiration (TuNa). DaoYin et Tuna sont des entraînements à la maîtrise de la pensée, des émotions, du Coeur.

Le plus important dans les maladies, c’est le Cœur.
Le plus important dans la pratique du Qi Gong, c’est le Cœur.

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