MOUVEMENTS

QI GONG, art énergétique chinois

LE PONT DE PIE ET LA VOIE LACTEE

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La légende chinoise dit qu’un jeune bouvier Niúláng (l’étoile Altaïr) rencontre sept sœurs fées qui se baignent dans un lac. Il vole leurs vêtements. Les sœurs fées choisissent la plus jeune et la plus belle d’entre elles Zhīnǚ (la tisserande, l’étoile Véga) pour récupérer leurs vêtements. Comme Niúláng la voit toute nue, elle doit accéder à sa demande en mariage. Elle s’avère une épouse merveilleuse, et Niúláng un bon mari. Ils vivent des moments heureux ensemble. Mais la déesse des cieux découvre qu’un simple mortel a épousé une des jeunes fées. Furieuse, elle prend son épingle à cheveux et grave une large rivière dans le ciel pour séparer éternellement les deux amoureux, formant ainsi la voie lactée séparant les étoiles Altaïr et Véga. Zhīnǚ doit rester éternellement de son côté de la rivière, travaillant tristement sur son métier à tisser, alors que Niúláng la regarde de loin et prend soin de leurs deux enfants (les deux étoiles voisines Beta Aquilae et Gamma Aquilae).
Mais une fois par an, toutes les pies du monde prennent pitié d’eux et volent vers le ciel afin de former un pont permettant ainsi aux amoureux d’être ensemble pour une unique nuit, la septième nuit du septième mois.
Le pont de pies c’est aussi le nom de la position de la langue en Qi Gong qui se pose naturellement contre le palais supérieur derrière les incisives supérieures, faisant ainsi le lien entre le vaisseau gouverneur (Du Mai) et le vaisseau conception (Ren Mai), le Yang et le Yin.

Dans la pratique du pas du tigre (HuBu Gong) de l’école Emei, cette position de la langue est décrite un peu autrement :
« Le dragon rouge frappe à la porte de jade ».

 

Voici le LIEN vers des images inédites de la voie lactée produites par le téléscope géant Apex installé au Chili.

voie lactee

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DE LA TOILE D’ARAIGNEE ET DES ETIREMENTS DANS LE QI GONG

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La pratique de l’étirement dans le DaoYin (travail corporel du Qi Gong) peut être comparé à une toile d’araignée. Les insectes qui se prennent dans la toile font vibrer les fils. Et l’araignée à l’autre extrémité sent les vibrations dans sa toile.
Notre corps dans la pratique des étirements est comme la toile de l’araignée, à la fois étirée dans ses extrémités, souple et détendue à l’intérieur.
Les insectes sont la métaphore des multiples sensations, émotions, vibrations, manifestations du Qi qui se produisent dans l’espace ainsi ouvert du corps.
L’araignée, c’est l’image de notre esprit qui contemple ce qui advient, ce qui se vit, ce qui fait vibrer notre corps, notre Qi, notre esprit.

Toile araignee

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A PROPOS DU SOMMEIL

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Comment la médecine occidentale parle-t-elle du sommeil ?
C’est lorsque nous dormons que notre glande pinéale sécrète une hormone indispensable à la restauration de nos fonctions vitales : la mélatonine, plus connue sous le nom d’ « hormone du sommeil ».
La mélatonine est l’hormone qui envoie à chaque cellule de notre corps le message de repos et surtout de réparation. Son rôle est donc capital. Elle est antioxydante, anti-inflammatoire, neuro-protectrice, modulatrice des hormones sexuelles et a des effets hyper-tenseurs… Cette hormone si puissante est à la merci de notre rythme de vie, et de multiples perturbateurs ! Si nous dormons trop peu ou mal, nous en sécrétons insuffisamment, et perdons le bénéfice de ses multiples effets. Parmi les perturbateurs empêchant de dormir et donc la mélatonine d’être sécrétée, on trouve le diabète, des médicaments, en particulier bêta-bloquants, mais aussi les écrans de télévision, d’ordinateurs, de téléphones qui, en diffusant une lumière bleue/violette, active la sécrétion de la mélanopsine, un excitant neuronal intercepté par des cellules de notre rétine.  

 

Comment la médecine chinoise parle-t-elle du sommeil  ?
Quand le Qi est assez fort, les yeux s’ouvrent grand.
Quand le Qi est vide ou faible, les yeux se ferment.
Quand il n’y a plus du tout de Qi les yeux se ferment définitivement.

Quand le Qi du Yang est trop fort on ouvre les yeux.
Quand le Qi du Yin est trop fort on ferme les yeux.

Extrait du Traité de l’empereur jaune/Huang Di Nei Jing

2  médecines : 2 points de vue ! L’une aborde le sommeil du point de vue de la matière (les hormones, les glandes…), et l’autre du point de vue de l’énergie (ou Qi).
Selon la médecine chinoise : « Quand le Qi sort, on se réveille. Quand le Qi rentre à l’intérieur de soi, on dort ».
En cas de dysharmonie, c’est l’insomnie. Elle est en général causée par un excès de Qi(vrai ou relatif). Le Qi est à l’extérieur et ne peut plus rentrer dans les organes. Quand tout est en harmonie, notre cycle naturel est en harmonie avec le ciel et la terre, le cycle du jour et de la nuit…

De toutes les activités humaines, le sommeil est celle qui est la plus reliée à l’esprit/Shen. C’est la plupart du temps l’excès de pensées, d’émotions qui empêche le sommeil. On n’arrive plus à maîtriser le Shen.
Le Coeur étant le logis du Shen, la cause principale de l’insomnie vient en général d’une dysharmonie du  Coeur. Cette dysharmonie se manifeste par une trop grande  montée de Qi, trop de mouvements et d’agitations, des palpitations, on parle beaucoup, on pense beaucoup, les paupières s’ouvrent pendant le sommeil, on ne peut pas fermer les yeux au moment de s’endormir… La plupart des maladies actuelles sont liées au Shen, à une dysharmonie du Shen !
Quand on dort trop, au contraire le Qi stagne à l’intérieur, et ne peut plus sortir.

insomnie

Il est dit dans la médecine chinoise que pour être en bonne santé, « il faut bien manger, bien aller au toilettes, et bien dormir » !

Il y a différents niveaux de sommeil :
1/ Entrer dans le sommeil. On recharge les batteries
2/ Dormir et se nourrir. On arrive à contrôler le sommeil, on participe activement pour ramener le Qi à l’intérieur et ne pas le gaspiller à l’extérieur
3/ Qi Gong du sommeil. On se connaît, on sait diriger le Qi par l’intention. « L’homme véritable/ Zhen Ren » se connaît et se maîtrise parfaitement, il est facilement en harmonie par rapport à l’extérieur. Il peut facilement s’endormir et facilement se réveiller. A l’instant il est dans le mouvement. A l’instant il est dans le calme.
sommeil

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LES TROIS TRESORS/SAN BAO

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« Dans le ciel il y a trois trésors : le soleil, la lune et les étoiles.
Chez l’homme, il y a trois trésors, Jing, Qi, Shen. »
Concept fondamental taoïste

 JQS

Petit mode d’emploi pour décrypter la calligraphie ci-dessus…
La phrase tout en haut en petits caractères noirs se lit de gauche à droite : Dans le ciel il y a 3 trésors (San Bao) : le soleil, la lune et les étoiles. Chez l’homme il y a 3 trésors.
Les 3 grands idéogrammes en noir au-dessous se lisent de droite à gauche, à l’ancienne façon : Jing Qi Shen Selon la compréhension chinoise, tout l’univers vivant dans sa globalité est Qi. Tout est Qi, seul l’état du Qi est différencié. La vie c’est l’interaction entre les 3 états du Qi Jing/Qi/Shen qui sont inséparables et qi sont désignés comme les 3 trésors (San Bao). On ne peut pas les séparer sinon il n’y a plus de vie (on les sépare mentalement juste pour pouvoir en parler).
Jing c’est l’essence, la dimension visible de la matière, la forme, le corps physique.
Shen c’est l’esprit, la dimension invisible que l’on sent, la conscience, nos fonctions mentales et spirituelles.
Qi c’est le souffle qui anime toutes les fonctions vitales, qui fait le lien entre les la matière et l’esprit, Jing et Shen.Dans le Qi Gong, sur la base du travail corporel, nous harmonisons ensemble ces trois trésors dont nous sommes constitués : l’esprit, le corps et l’énergie.

L’essence
L’idéogramme Jing est composé à droite, en haut de  Sheng/la plante, la jeune pousse qui sort du sol ; en bas  Dan/le cinabre, la substance précieuse née de longues  méditations taoïstes. Qui ensemble deviennent  Qing/la couleur végétale, verdoyante, manifestant la bonne vitalité interne d’un être diffusée jusqu’aux zones les plus externes. A gauche, le radical  Mi/le grain de riz, associé à l’ensemble Jing indique quelque chose d’extrêmement précieux, une très petite quantité énergétique liée à la vie verdoyante qui pousse.
Jing c’est l’énergie la plus concentrée, associé au corps physique (ou à la forme/Xing).

Le Qi
Si le Jing peut être comparé à la cire de la bougie, le QI en est la flamme, la chaleur.
Les 3 caractéristiques du Qi sont le mouvement, la chaleur et la transformation dans la continuité.Vous pouvez relire certains anciens articles écrits dans le site de Mouvements sur le Qi :  ICI et ICI,  et sur le Qi en rapport avec le Qi Gong :   ICI et ICI.

L’esprit
Si le Jing est la cire de la bougie, le Qi  la flamme, le Shen en serait le rayonnement émis par la flamme, la lumière.
L’idéogramme Shen est composé à droite, de  Shen/comme deux mains qui étendent une corde, donnant l’idée d’expansion ; et à gauche, de  Shi/ influences venues du ciel et des corps célestes (le soleil, la lune et les étoiles dont les mutations révèlent aux hommes les choses transcendantales). L’idéogramme Shen est souvent traduit par esprit, spirituel.
Shen est le moins substantiel des trois trésors, parce que c’est l’esprit, l’étincelle du ciel qui fournit la vitalité de la vie au vivant.
Shen est aussi l’ensemble de toutes les activités mentales, émotionnelles et intellectuelles. Il est dit que l’Esprit Shen est gouverné par le cœur (Xin), l’empereur des organes internes. Le mot chinois Xin veut dire à la fois cœur et esprit. Et Xin est considéré comme étant le siège de la conscience.


Pour approfondir vous pouvez lire cet article sur la notion d’esprit selon la médecine chinoise.

 

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L’HIVER, LES REINS

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« L’Hiver est la saison de la thésaurisation. L’Eau gèle et la Terre se fissure. Il faut faire tout le nécessaire pour éviter d’agiter le Yang Qi dans notre corps. Se coucher tôt et se lever tard lorsque le soleil s’est déjà levé. Restez calme comme si vous gardiez un secret. Il faut éviter le froid et rester au chaud. Et éviter de transpirer pour ne pas disperser le Yang Qi.
C’est comme cela qu’on peut s’adapter au Qi de l’Hiver et qu’on protège sa santé et facilite les fonctions de conservation du corps. Sinon, le Qi du Rein sombrera et l’énergie des autres saisons sera affaiblie, avec pour conséquences des dysfonctionnements, faiblesses et refroidissements des membres au Printemps. »
Huang Di Nei Jing (le classique de l’empereur jaune)

« Les Reins sont le logis de l’énergie originelle (Yuan Qi). »
Adage de la médecine Chinoise

« La durée d’une vie, c’est la durée de l’énergie des Reins qui gèrent la naissance, la croissance, le vieillissement. »
Zhang Ming Liang, Ecole Emei


L’ENERGIE DE LA RATE

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Quand on régularise les 4 organes,
la Rate est en équilibre.

Si la Rate est en bonne santé,
les 4 autres organes seront en équilibre.

Adage de la médecine traditionnelle chinoise

 

 

ZHUANGZI, PHILOSOPHE TAOÏSTE DU 4e SIECLE AV J-C

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Zhuangzi (ou tchouang-tseu, « Maître Zhuang »), de son vrai nom Zhuāng Zhōu, est un penseur chinois à qui l’on attribue la paternité d’un texte essentiel du taoïsme appelé de son nom – le Zhuangzi – ou encore le « Classique véritable de Nanhua », Nánhuá zhēnjīng (NanHua du nom des monts du Hunan où l’on disait qu’il s’était réfugié à la fin de sa vie). Si Zhuāng Zhōu a réellement existé, on sait très peu de choses sur la personne de ce philosophe. Il aurait vécu à l’époque des rois Huì de Wei  (389-319 av. J.-C.) et Xuān de Qi (350-301 av. J.-C.). Il aurait occupé une charge administrative subalterne et refusé un poste de Premier ministre offert par le roi Wei de Chu. Il aurait terminé sa vie complètement retiré du monde, menant une vie nomade et proche du peuple.

LE ZHUANGZI
Le texte du  Zhuāngzǐ a été classé dans le même courant que le Laozi (ou LaoTseu) et y a rapidement pris une place déterminante. Le Zhuāngzǐ, plus mystique, individualiste et anarchiste,  influencera le bouddhisme chinois, en particulier le Chan (le Chan est la source du Zen japonais).
Le concept central du Dao (ou Tao) peut être défini comme le cours naturel et spontané des choses. Zhuāngzǐ se moque de l’Homme, seul être à tenter de se détacher du Dao en imposant son action et son discours. Selon lui, toutes les tentatives pour discourir sur la réalité visant à acquérir les bases de la connaissance fondatrice de l’action sont vaines étant donné que le discours ne fait qu’opérer des découpages partisans de cette réalité. Zhuāngzǐ pose la question suivante : si le discours n’est pas un instrument approprié permettant d’acquérir des connaissances certaines, que reste-t-il à l’Homme et comment doit-il envisager sa position dans l’univers ?

WUWEI / Non agir
La réponse se situe dans le non-agir (WuWei). Le « Wu » est  pris ici dans son sens étymologique de « dépouillement », plus que de « vide » au sens moderne. Dans une autre optique, le non-agir permet l’action, à l’image de l’immobilité de l’essieu condition sine qua non du mouvement de la roue.
Ainsi le sage ne s’embarrasse d’aucune question métaphysique ni d’aucun conflit d’aucune sorte. Retournant à l’origine, il puise directement sa force et sa vitalité dans le Dao. Épousant les métamorphoses des dix mille êtres, il est libéré de toute contrainte et n’est plus soumis qu’aux nécessités. Le non-agir tel que le conçoit Zhuāngzǐ est une démarche strictement individuelle, sans prétention politique.
Selon Zhuāngzǐ «le monde n’a pas besoin d’être gouverné ; en fait, il ne devrait pas être gouverné ». Pour lui «le bon ordre résulte spontanément quand les choses sont laissées à leur cours ». Peut-être fut-il le premier anarchiste au monde ?

LE REVE DU PAPILLON
Le Zhuāngzǐ contient de nombreuses paraboles courtes souvent teintées d’humour, dont la notoriété dans la culture chinoise s’étend largement au-delà des cercles taoïstes ou lettrés, et qui sont à l’origine de proverbes. Certaines sont mondialement connues, comme « le Rêve du papillon«  :

Le rêve du papillon

Zhuangzi rêva une fois qu’il était un papillon, un papillon qui voletait et voltigeait alentour, heureux de lui-même et faisant ce qui lui plaisait. Il ne savait pas qu’il était Zhuangzi. Soudain, il se réveilla, et il se tenait là, un Zhuangzi indiscutable et massif. Mais il ne savait pas s’il était Zhuangzi qui avait rêvé qu’il était un papillon, ou un papillon qui rêvait qu’il était Zhuangzi. Entre Zhuangzi et un papillon, il doit bien exister une différence ! C’est ce qu’on appelle la Transformation des choses. 

Tchouang-Tseu

S’ébattre dans le commencement des choses
Confucius rendit visite à LaoZi.
Ce dernier, s’étant baigné et ayant dénoué sa chevelure – pour qu’elle sèche-, se tint parfaitement immobile, au point de ne plus ressembler à un être humain. Confucius attendit d’abord, puis se présenta à nouveau, en disant :
- Puis-je en croire mes yeux ? A l’instant, maître, votre corps paraissait desséché comme du bois vert, comme si vous aviez abandonné les choses, quitté l’humanité et inverti la solitude !
Laozi dit :
- Mon coeur s’ébattait dans le commencement des choses.
- Qu’est-ce à dire ? demanda Confucius.
- L’esprit à beau s’efforcer à l’extrême, il ne comprendra pas, la bouche a beau s’ouvrir, elle ne le dira pas. Le Yin à son apogée est calme et serein, le yang à son apogée est vif et brillant. Lorsque l’une procède du ciel et l’autre de la terre, les deux se rejoignent, s’accouplent et toutes les choses sont nées de cette harmonie créatrice. Peut-être quelqu’un l’a-t-il agencé ainsi, mais personne n’a jamais vu sa forme. Tantôt en déclin, tantôt en croissance, une fois plein et une fois vide, un temps obscur, un temps lumineux, le soleil suit son cycle et la lune ses phases, continuellement le processus se poursuit, sans que quiconque ait pu voir ce qui est à l’oeuvre. Nous ne saurons jamais d’où  germe la vie, vers où rentre la mort ; cette opposition du début constitue une ronde infinie dont personne ne sait par où elle s’épuise. Et pourtant, si ce n’est pas cela, alors où chercher l’Ancêtre (le Dao) ?
- Et s’ébattre dans cette sphère, qu’est-ce à dire ? demanda Confucius.
LaoZi dit :
- L’atteindre, c’est la beauté suprême, la joie parfaite. Celui qui sait parvenir à cette beauté, à cette joie est un Homme parfait… 
Le Zhuangzi, chapitre 21

L’ENERGIE DU FOIE

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Voici le lien vers un article sur l’organe Foie selon la médecine chinoise qui au même titre que la vésicule biliaire appartient à l’élément Bois.
Il se nomme Gan et a 5 principales fonctions  qui sont :

  1. D’assurer la libre circulation du Qi
  2. De stocker le sang
  3. De gouverner les tendons
  4. De se manifester dans les ongles
  5. De s’ouvrir aux yeux

 

Foie

CALLOGRAPHIE CHINOISE

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Voici le  LIEN vers un petit film montrant la calligraphie d’un poème de Liu Changqing par  Corinne Leforestier.
Superbe maîtrise du geste… dans la même tradition que la pratique du Qi Gong  !


Calligraphie

 

SAN GUAN Les 3 barrières

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San Guan 三 les 3 barrières

SAN/ trois
GUAN/ barrière

Le caractère guan 關 indique une positon clé pour les communications, une passe stratégique, un lieu dont la garde doit être assurée pour laisser passer ce qu’il faut, quand il  faut. Bien que l’étymologie traditionnelle de guan 關, montre un épart qui est une barre de bois fermant une porte ⾨門, autant qu’une fermeture ou une barrière, le caractère indique une mise en contact, une relation, une connivence ou une  jointure. Les trois passes, ou 3 barrières, sont des emplacements pour la circulation du Qi à travers lequel il peut avoir du mal à circuler et où il peut être entravé. Les plus connues sont les trois passages-­clés de la montée du Qi le long de la colonne vertébrale situés sur le méridien Du Mai (vaisseau gouverneur/VG) :
-Wei Lu Guan : la barrière de Weilu (coccyx, dans la région du point 1VG).
La barrière de Weilu fait souvent référence à une zone plus large que le seul coccyx  et va jusqu’à la région lombaire.
Wèi/queue,  Lu / porte =  la porte de la queue
-Jia Ji Guan: la barrière de JiaJi (entre les omoplates, entre 9 et 14VG).
Dans la zone de la barrière de jiaji on trouve aussi le point Gao Yuang « le point des 100 maladies » (43V) qui est stimulé dans les mouvements de DaoYin de la mélodie des Poumons et dans d’autres exercices du Qi Gong de Emei.
Jia Ji = serrer la colonne
-Yu Zhen Guan : la barrière de Yuzhen  (à la base de l’occiput, dans la zone du 17VG).
Le 9ème point du méridien de la vessie (9V) qui se trouve de chaque côté de cette zone a pour nom Yu Zhen.
Yu/jade,  Zhen/coussin  = le coussin de jade, qui fait référence à ce coussin de jade sur lequel les anciens chinois posaient la tête pour dormir.Traditionnellement il est dit que la Barrière de Weilu a la force d’une chèvre, celle de Jiaji la force de l’âne, et celle de Yuzhen la force du buffle. C’est dire s’il est difficile de les traverser et s’il faut du temps, en accumulant un courant énergétique suffisant, pour les passer. 

De nombreux exercices de Qi Gong concernent ces 3 barrières. Ils ont pour objectif de faciliter, fluidifier, harmoniser la circulation du Qi dans ces passages étroits et souvent fermés ou bloqués dans lesquels on ressent fréquemment des douleurs, des tensions, des oppressions, etc.

médecin chinois

 

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