MOUVEMENTS

QI GONG, art énergétique chinois

HuangDi NeiJing SuWen, le classique interne de l’empereur jaune

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S’il est attribué à l’empereur Huang Di, l’empereur Jaune (empereur mythique du 3ème millénaire avant J-C), le «Huang Di Nei Jing » (ou Nei Jing)» est en fait un livre composite formé de fragments d’âge très variés (fragments très anciens et écho d’ouvrages anciens disparus au cours de l’incendie des livres décidé par Qin Shi Huang Di en 213 avant J-C), cousus les uns aux autres et regroupés sous un titre commun. C’est un assemblage de textes chronologiquement étalés sur peut-être un millénaire pour lequel il est difficile de distinguer ce qui résulte des additions successives, dues à une sorte de sédimentation ininterrompue, de ce qui appartient à l’œuvre initiale et à la tradition.
Sous les Jin (265-316 avant J-C.), le « Nei Jing » composé de 18 rouleaux fut divisé en deux parties distinctes : 9 pour le « Ling Shu » (le livre des aiguilles) et 9 pour le « Su Wen » (traité de la physiologie). Il existe différentes éditions du Nei Jing dans lesquelles les auteurs superposent des commentaires au texte original. La plus importante est celle de Wang Bing, datée de 762. Le Nei Jing est l’ouvrage de base de tous les acupuncteurs.
Le Su Wen, se présente comme un dialogue entre l’empereur Jaune Huang Di, et son médecin, et probablement ministre, Qi Bo (ou Tch’i Pai).

Autrefois, il y eut l’empereur jaune. Il naquit, prodige des esprits. Nourrisson, il pouvait déjà exprimer. Enfant, il se conduisait justement. Adulte, on le trouva loyal et pénétrant. Quand il fut initié, il s’éleva au ciel.

Alors Huang Di questionna le Maître du céleste Qi Bo :
-La tradition m’a enseigné que les hommes de la haute Antiquité passaient cent printemps et automnes sans déclin de leur activité. Aujourd’hui les humains, à mi-chemin de cent années, pour tous, l’activité décline. Serait-ce que le temps et le siècle ne sont plus les mêmes ? N’est-ce pas la faute des hommes ?

Qi Bo répondit :
-Les hommes de la haute Antiquité étaient des observants de la Voie (ou Tao). Ils imitaient le Yin/Yang. Ils ne faisaient qu’un souffle harmonisé avec les pratiques et les nombres.
Manger et boire avaient une limite. Agir et repos avaient leur norme. On ne s’exténuait pas inconsidérément. Ainsi corps et esprits tenaient ensemble. On allait au bout de l’âge naturel. Centenaire on s’en allait.
Aussi les Sages de la Haute Antiquité éduquaient leurs sujets, leur parlant ainsi : le vide, les pervers et les vents voleurs, on les évite en tenant compte de la saison. Dans le calme tranquille, le vide et la vacance, les souffles authentiques procèdent heureusement. Essences/esprits se gardent à l’interne. Les maladies comment surviendraient-elles ?

Huang Di :
-Moi qui suis le chef d’un grand peuple, responsable d’une multitude de familles, et qui devrait donc en percevoir des impôts, je constate avec affliction que je n’en perçois point parce que mon peuple est malade. Je veux que l’on cesse d’administrer des remèdes qui rendent mon peuple encore plus malade, qu’on n’emploie désormais que les aiguilles de métal que l’on pique dans les Jing (méridiens) afin d’agir sur le Xue (sang) et le Qi (énergie vitale) et d’en rétablir le bon équilibre.
Afin que cet art puisse être transmis aux générations futures, il faut que ces lois soient définies, que sa pratique se développe et s’étende sans cesse, qu’on ne l’oublie surtout pas, et qu’elle devienne facile à appliquer. Il faut donc consigner ses règles par écrit, il faut en marquer les différences, distinguer les internes des externes, et que chacune soit exprimée clairement, sans oublier les règles de manipulation des aiguilles. Tel est mon sentiment.

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Pour en savoir plus sur l’empereur jaune Huang Di, sur le Classique de la médecine chinoise le « Huang Di Nei Jing » et sur les bases de l’énergétique chinoise, vous pouvez lire l’ouvrage de Claude Larre : « La voie du ciel : Huangdi, l’empereur jaune, disait… » (Desclée de Brouwer), dans lequel il traduit et commente, de manière très abordable, les 2 premiers chapîtres du Su Wen (un des deux livres composant le Huang Di Nei Jing).

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