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QI GONG, art énergétique chinois

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Fabienne Verdier, la passagère du silence

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Pour découvrir le parcours étonnant de cette artiste auprès de maîtres calligraphes chinois et sa recherche autour du Qi, je vous invite à lire (ou relire) son autobiographie « la passagère du silence » (Albin Michel et le livre de poche)
« Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste, les secrets oubliés de l’art antique chinois, était-ce bien raisonnable ? Fabienne Verdier ne s’est pas posé la question : en ce début des années 80, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts est comme aimantée par le désir d’apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la Révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le Parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des Chinois, mais aussi l’insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l’administration… Dans un oubli total de l’Occident, elle devient l’élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l’initient aux secrets et aux codes d’un enseignement millénaire. De cette expérience unique sont nés un vrai récit d’aventures et une œuvre personnelle fascinante, qui marie l’inspiration orientale à l’art contemporain, et dont témoigne son extraordinaire livre d’art L’unique trait de pinceau. »

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MEDITATION DU MOIS

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Celui qui a déplacé la montagne, c’est celui qui a commencé par enlever les petites pierres.

Proverbe chinois

MEDITATION DU MOIS

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C’est le vide au centre de l’essieu qui permet à la roue de tourner. C’est le vide au sein du vase qui permet à celui-ci de contenir.
Lao Tseu, Tao Te Jing

L’archer a un point commun avec l’homme de bien : quand la flèche n’atteint pas le centre de la cible, il en cherche la cause en lui-même.
Confucius

Appliquez-vous à garder en toute chose le juste milieu.
Confucius

Idéogramme Zhong
Représentation d’une cible et de la flèche qui la traverse, d’où le sens de précision, justesse et par extension : centre, puis la notion de milieu, centre interne, dedans, ce qui est médian (entre les extrêmes), (juste) milieu, maîtrise, qui sous-entend « ce qui s’oppose aux débordements« .
Philipe Laurent, l’esprit des points

Zhong

Zhong, le sens le plus ancien est le milieu, ce qui évoque le nombre trois entre ciel et terre, ce qui fait l’entre deux du ciel/terre.
Elisabeth Rochat de la Vallée

Les racines du Qi Gong

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“Les racines du chi-Kung” est un livre à la portée de tous recommandé à tous ceux qui veulent approfondir leur connaissance sur l’histoire du CHI-KUNG (Qi Gong), ses concepts de base, ses différentes catégories, sa théorie. C’est intéressant de savoir si la philosophie chinoise répond à nos convictions profondes ou de détecter nos résistances ou nos incohérences. Le livre enchaîne sur les bases théoriques de l’entraînement et sur les méridiens. Tout ceci, est bien expliqué, quelquefois un peu redondant mais cela a l’avantage d’entrer progressivement dans notre mémoire, car le contenu est dense.
“Les racines du chi-kung” (Budo édition) est écrit par le docteur Yang Jwing-Ming, scientifique et expert en médecine chinoise.

Détails sur le produit

Il est organisé en 3 parties principales :
1/ Introduction générale Histoire, concepts de base du Qi Gong, Le chi et le corps humain,les différentes catégories de Qi Gong, la théorie du Qi Gong

2/ Les bases théoriques de l’entraînement : Concepts généraux, réguler le corps, réguler la respiration, réguler le mental émotionnel, réguler l’essence, réguler le chi, réguler l’esprit, points important pour la pratique du Qi Gong

3/ Les méridiens et les vaisseaux du chi : Concepts généraux, les 12 méridiens élémentaires du chi, les 8 merveilleux vaisseaux du chi

HuangDi NeiJing SuWen, le classique interne de l’empereur jaune

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S’il est attribué à l’empereur Huang Di, l’empereur Jaune (empereur mythique du 3ème millénaire avant J-C), le «Huang Di Nei Jing » (ou Nei Jing)» est en fait un livre composite formé de fragments d’âge très variés (fragments très anciens et écho d’ouvrages anciens disparus au cours de l’incendie des livres décidé par Qin Shi Huang Di en 213 avant J-C), cousus les uns aux autres et regroupés sous un titre commun. C’est un assemblage de textes chronologiquement étalés sur peut-être un millénaire pour lequel il est difficile de distinguer ce qui résulte des additions successives, dues à une sorte de sédimentation ininterrompue, de ce qui appartient à l’œuvre initiale et à la tradition.
Sous les Jin (265-316 avant J-C.), le « Nei Jing » composé de 18 rouleaux fut divisé en deux parties distinctes : 9 pour le « Ling Shu » (le livre des aiguilles) et 9 pour le « Su Wen » (traité de la physiologie). Il existe différentes éditions du Nei Jing dans lesquelles les auteurs superposent des commentaires au texte original. La plus importante est celle de Wang Bing, datée de 762. Le Nei Jing est l’ouvrage de base de tous les acupuncteurs.
Le Su Wen, se présente comme un dialogue entre l’empereur Jaune Huang Di, et son médecin, et probablement ministre, Qi Bo (ou Tch’i Pai).

Autrefois, il y eut l’empereur jaune. Il naquit, prodige des esprits. Nourrisson, il pouvait déjà exprimer. Enfant, il se conduisait justement. Adulte, on le trouva loyal et pénétrant. Quand il fut initié, il s’éleva au ciel.

Alors Huang Di questionna le Maître du céleste Qi Bo :
-La tradition m’a enseigné que les hommes de la haute Antiquité passaient cent printemps et automnes sans déclin de leur activité. Aujourd’hui les humains, à mi-chemin de cent années, pour tous, l’activité décline. Serait-ce que le temps et le siècle ne sont plus les mêmes ? N’est-ce pas la faute des hommes ?

Qi Bo répondit :
-Les hommes de la haute Antiquité étaient des observants de la Voie (ou Tao). Ils imitaient le Yin/Yang. Ils ne faisaient qu’un souffle harmonisé avec les pratiques et les nombres.
Manger et boire avaient une limite. Agir et repos avaient leur norme. On ne s’exténuait pas inconsidérément. Ainsi corps et esprits tenaient ensemble. On allait au bout de l’âge naturel. Centenaire on s’en allait.
Aussi les Sages de la Haute Antiquité éduquaient leurs sujets, leur parlant ainsi : le vide, les pervers et les vents voleurs, on les évite en tenant compte de la saison. Dans le calme tranquille, le vide et la vacance, les souffles authentiques procèdent heureusement. Essences/esprits se gardent à l’interne. Les maladies comment surviendraient-elles ?

Huang Di :
-Moi qui suis le chef d’un grand peuple, responsable d’une multitude de familles, et qui devrait donc en percevoir des impôts, je constate avec affliction que je n’en perçois point parce que mon peuple est malade. Je veux que l’on cesse d’administrer des remèdes qui rendent mon peuple encore plus malade, qu’on n’emploie désormais que les aiguilles de métal que l’on pique dans les Jing (méridiens) afin d’agir sur le Xue (sang) et le Qi (énergie vitale) et d’en rétablir le bon équilibre.
Afin que cet art puisse être transmis aux générations futures, il faut que ces lois soient définies, que sa pratique se développe et s’étende sans cesse, qu’on ne l’oublie surtout pas, et qu’elle devienne facile à appliquer. Il faut donc consigner ses règles par écrit, il faut en marquer les différences, distinguer les internes des externes, et que chacune soit exprimée clairement, sans oublier les règles de manipulation des aiguilles. Tel est mon sentiment.

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Pour en savoir plus sur l’empereur jaune Huang Di, sur le Classique de la médecine chinoise le « Huang Di Nei Jing » et sur les bases de l’énergétique chinoise, vous pouvez lire l’ouvrage de Claude Larre : « La voie du ciel : Huangdi, l’empereur jaune, disait… » (Desclée de Brouwer), dans lequel il traduit et commente, de manière très abordable, les 2 premiers chapîtres du Su Wen (un des deux livres composant le Huang Di Nei Jing).

La chronobiologie chinoise

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Le livre de Gabriel Faubert et Pierre Crépon “La chronobiologie chinoise”, édité par Albin Michel (collection espaces libres), fait le point de façon très abordable sur les rythmes biologiques, notion qui fait partie intégrante de la médecine chinoise depuis toujours.

Tous les phénomènes sont interdépendants et suivent les lois de la mutation. Par la chronobiologie, l’homme peut équilibrer ses flux d’énergie en suivant certains règles de conduites précises. Ces règles gouvernent aussi bien la médecine, les arts martiaux, les arts énergétiques tels que le Qi Gong, ou la méditation. L’Occident s’intéresse de plus en plus aux rythmes biologiques car ils nous relient à la nature, à l’univers et à leurs rythmes.

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Le livre est organisé en 2 grandes parties
1/Les manifestations de l’énergie : Tchi, Yin et Yang, les cinq éléments, les manifestations de l’énergie humaine (les 3 foyers et l’intégration des énergies, la circulation de l’énergie, la maladie), les rythmes biologiques

2/ L’art de vivre : le psychisme, l’alimentation, la respiration, les arts martiaux, la méditation

Bible médicale de la Chine ancienne, HuangDi NeiJing illustré

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Edité par les Livres du dauphin à Beijing “La bible médicale de la Chine ancienne HuangDi NeiJing : le classique de la médecine interne de l’Empereur Jaune illustré” est une manière amusante d’aborder ce classique de l’ancienne Chine.

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Sous forme d’une bande dessinée, cet ouvrage constitue une intéressante introduction au texte  fondateur de toute la médecine traditionnelle chinoise ainsi que des arts énergétiques tels que le Qi Qong.


Lettre à une jeune fille qui voudrait partir en Chine

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J’avais emporté dans ma valise, parmi d’autres, le livre de Jacques Pimpaneau “Lettre à une jeune fille qui voudrait partir en Chine” (éditions Picquier). Sur la route entre les  montagnes du Wudang et la ville de Nanyang, j’en ai commencé la lecture.

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Chère mademoiselle,
Intéressez-vous à la Chine, ce n’est pas moi qui vous dira le contraire, mais rappelez-vous que si cette culture est fascinante, c’est pour la sagesse qu’elle a élaborée.(…) Pour apprendre le chinois classique, je vous suggère de commencer par ces poèmes datant de la dynastie des Tang que tous les chinois connaissent par coeur.

C’est en partant de cette  idée que ce sinologue peu ordinaire nous initie à la traduction du chinois, nous les ignorants de l’écriture des idéogrammes, de pictogrammes et autres spécialités de cette langue. Peu à peu, sans difficulté, le lecteur repère des signes, apprend quelques règles de grammaire et puis se surprend à traduire lui-même (lui, l’ ignorant de l’écriture des idéogrammes), par association ou reconnaissance de signes, comme un jeu.
Excellente lecture pour repérer des bases de cette écriture mystérieuse et se donner envie de continuer à l’explorer, et aussi excellente initiation à la poésie classique chinoise.
En avant-goût,  la traduction de François Cheng (auteur que je vous recommande aussi : “Le Dit de Tianyi”, “L’éternité n’est pas de trop”…) d’un célèbre poème du grand Li Bai (8ème siècle) :

Temple du sommet, la nuit :
lever la main et caresser les étoiles
Mais chut ! baissons la voix :
Ne réveillons pas les habitants du ciel

A découvrir : la poésie de Li Bai (ou Li Po), considéré au côté de son ami Du Fu (ou Tu Fu) comme le plus grand poète chinois…


Le Tao selon Lao Tseu

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De Lao Tseu on ne sait rien, ni même s’il a vraiment vécu. On raconte qu’après avoir longtemps servi à la cour,  il serait arrivé à la passe de l’Ouest. Le gardien du poste lui aurait demandé d’écrire un livre avant qu’il parte vivre en ermite. C’est ainsi que, selon la légende, Lao Tseu aurait écrit le Tao Te King (ou Dao De Jing). Aussitôt après l’avoir achevé, il s’en serait allé. Et on ne sait rien sur sa fin.

Lao Tseu

D’autres légendes rapportent qu’il naquit vieillard après être resté 80 ans dans le ventre de sa mère, et qu’il vécut très vieux, entre 160 ou 200 ans. Ce qui justifierait son nom Lao (vieux) Tseu (enfant).

Le titre “Tao Te King” est le plus couramment traduit par “Le livre (ou le canon) de la voie et de la vertu”.

A propos du Tao…
Le Tao est quelque chose de fuyant et d’insaisissable”. “Le Tao qu’on saurait exprimer n’est pas le Tao de toujours. Le nom qu’on saurait nommer n’est pas le nom de toujours”. “Le Tao demeure toujours sans agir et pourtant il n’y a rien qui se fasse sans lui.

Il y avait quelque chose d’indivis
avant la formation du ciel et de la terre.

Silencieux et vide,
indépendant et inaltérable,
il circule partout sans se lasser jamais.
On peut le considérer comme
la mère du monde entier.

Ne connaissant pas son nom
Je le dénomme “Tao”.
Je m’efforce de l’appeler “Grandeur”.
La grandeur implique l’extension.
L’extension implique l’éloignement.
L’éloignement implique le retour.

Ainsi le Tao est grand.
Le ciel est grand.
La terre est grande.
L’homme est grand.
C’est pourquoi l’homme est
l’un des quatre grands du monde.

L’homme imite la terre.
La terre imite le ciel.
Le ciel imite le Tao.
Le Tao n’a d’autre modèle que soi-même.”

(Lao Tseu. Tao Te King, XXV)

 

Le Tao engendre Un.
Un engendre Deux.
Deux engendre trois.
Trois engendre tous les êtres.

Tout être porte dans son dos l’obscurité
et serre dans ses bras la lumière,
le souffle indifférencié constitue son harmonie.
(Lao Tseu. Tao te King, XLII)

 

Trente rayons convergent au moyeu
mais c’est le vide médian qui
confère à la voiture sa fonction.

On façonne l’argile pour faire des vases,
mais c’est du vide interne
que dépend l’usage.

Une maison est percée
de portes et fenêtres

c’est encore le vide qui
permet l’usage de la maison.

Ainsi “ce qui est” constitue
la possibilité de toute chose ;
“ce qui n’est pas”
constitue sa fonction.

(Lao Tseu. Tao Te King, XI)

Geste juste

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Voici des extraits du livre « la face cachée de la terre » du célèbre céramiste Daniel de Montmollin à propos du geste du potier.

Ses mots sur le  silence et le temps, le rapport au « maître »,  la répétition et l’apprentissage… résonnent avec la pratique du Qi Gong.
La céramique comme le Qi Gong est un art, un art du geste juste, de l’attention à ce qui advient.

Prendre le temps de se représenter par avance son geste, de faire mémoire de ce qu’on va faire, en un temps de silence qui n’a pas la même durée pour chacun, qui peut durer le temps d’une profonde expiration ou celui d’un promenade, permettant de se rejoindre avant l’agir. Un temps en dehors de ce temps dont on dit qu’il vaut de l’argent.

Il en résulte qu’au départ, on souhaite trouver un maître avec lequel une relation personnelle puisse s’établir, qui sera capable de vous aider à devenir vous-même et de s’effacer lorsque vous vous serez trouvé. La fonction essentielle du maître, s’il s’en trouve, sera en effet celle d’un catalyseur. C’est dans la mesure où il se sent accompagné et stimulé par un être engagé lui-même dans le métier que “l’élève” mettra en oeuvre ses propres facultés.”

La répétition appartient au déroulement de la vie. Elle est chronologique (années, saisons, jours, heures), physiologique (coeur, respiration, marche), quotidienne (horaire, travail, repos). L’exercice répétitif fait partie de tout apprentissage manuel ou mental. Il peut être consenti ou subi. Subi, il engendre la monotonie et la passivité. Consenti, il est vécu comme le support d’un devenir. Il n’est alors répétitif qu’en apparence. Comme deux printemps qui ne se ressemblent jamais, chaque situation, chaque geste est nouveau par rapport au précédent. Le répétitif consenti caractérise tout entraînement.
Rendant compétent, il éveille et rend sensible à l’inattendu. Il est le marchepied de la créativité, le garant de l’improvisation.”

Répéter c’est reproduire un geste, une forme, dans une démarche d’apprentissage et de ré-appropriation, tel le musicien – même expérimenté – faisant ses gammes. La répétition génère un savoir-faire libérant l’expression. Elle réclame une attention consciente pour éviter un automatisme qui ferait sortir de la créativité. Loin d’enfermer, la répétition s’inscrit dans un processus ou l’acte présent s’enrichit des précédents”.

 

potier

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